C'est un fait : ça doit faire environ 10 ans que je magasine sur Internet. Et je magasine de plus en plus.
C'est un fait : Internet me permet de consommer partout, avec tous mes appareils, n'importe quand et quelque soit le pays où se trouve le produit.
Quand j'étais encore étudiant, il y a plusieurs années, les sociologues et autres scientifiques en sciences humaines parlaient beaucoup de mondialisation de la communication, dont voici une excellente introduction sur le sujet.
Mais il faut aussi parler de mondialisation de la consommation. Certes, le phénomène n'est pas nouveau : on fait fabriquer des jouets en Chine revendu 4 fois plus cher dans les pays plus riches depuis plusieurs décennies.
Seulement les compagnies ne sont plus les seules à pouvoir mondialiser leurs commerces, les individus peuvent le faire aussi. Alors les compagnies ont voulu reprendre leur place dans l'échiquier : et les groupon, tuango et autres sites d'achat groupés sont nés : c'est facile, moins cher, et il y a de tout.
Et parallèlement, Internet permet aussi de rester dans son propre village, pour partager avec des personnes ayant les mêmes intérêts habitant à deux coins de rue de chez nous.
Je n'ai pas de boule de cristal pour savoir ce que nous réserve l'avenir du commerce en ligne. Deux certitudes cependant : ce commerce est déjà très florissant et va poursuivre sa croissance en remettant constamment en question les stratégies marketing et publicitaire habituels. Les agences n'ont qu'à bien se tenir.
Puis, pour chaque individu, il faut que ce soit simple. Si un effort doit être consenti, il doit valoir la peine : monétairement ou socialement, parce que je veux que ce soit moins cher ou parce que je veux que ce soit "équitable".
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mardi 16 juillet 2013
lundi 8 juillet 2013
L'auberge espagnole - le retour du retour
Cédric Klapish récidive avec la suite de L'auberge espagnole et Les poupées russes dans Casse-tête chinois. Les aventures de Xavier, l'étudiant Erasmus qui veut vivre sa vie, et surtout pas comme les autres, revient.
Quand j'étais ado, dans les années 90, il y a eu une explosion de sitcoms à la télévision : pour le pendant US et les plus connus :les Friends, Seinfeld et compagnie. Pour le pendant français, beaucoup moins bien fait et beaucoup moins bien drôle : Hélène les garçons, Salut les musclés, et compagnie.
Quand j'ai vu cette bande-annonce, ça m'a fait pensé à ces sitcoms. Je ne suis pas un critique qui critique des films qu'il n'a pas vu (il en existe déjà trop), mais il y a un côté un peu "cul-cul" ou kétaine qui commence à me fatiguer.
Et puis il y a cette mode, celle des suites : Iron man 1, Iron man 2, Iron man 3, Spiderman 1, 2 et 3 et The amazing spiderman... Bref, ça sent la suite commerciale, mais malgré mes réticences, j'irais le voir quand même. Sûrement un quelconque appel d'une génération dans laquelle j'ai potentiellement envie de m'identifier ou dans laquelle je me reconnais.
Certes, Cédric Klapish excelle dans ce genre, et ces comédies "de potes" sont certainement ses meilleurs films. Cependant il a aussi prouvé son talent pour d'autres genres, comme dans Ni pour, ni contre, bien au contraire.
Ha oui, et comme d'habitude, on a pas de date de sortie pour le Québec. Quand est-ce que les distributeurs de cinéma vont se rendre compte qu'il y a une chose révolutionnaire qui s'appelle Internet?
Quand j'étais ado, dans les années 90, il y a eu une explosion de sitcoms à la télévision : pour le pendant US et les plus connus :les Friends, Seinfeld et compagnie. Pour le pendant français, beaucoup moins bien fait et beaucoup moins bien drôle : Hélène les garçons, Salut les musclés, et compagnie.
Quand j'ai vu cette bande-annonce, ça m'a fait pensé à ces sitcoms. Je ne suis pas un critique qui critique des films qu'il n'a pas vu (il en existe déjà trop), mais il y a un côté un peu "cul-cul" ou kétaine qui commence à me fatiguer.
Et puis il y a cette mode, celle des suites : Iron man 1, Iron man 2, Iron man 3, Spiderman 1, 2 et 3 et The amazing spiderman... Bref, ça sent la suite commerciale, mais malgré mes réticences, j'irais le voir quand même. Sûrement un quelconque appel d'une génération dans laquelle j'ai potentiellement envie de m'identifier ou dans laquelle je me reconnais.
Certes, Cédric Klapish excelle dans ce genre, et ces comédies "de potes" sont certainement ses meilleurs films. Cependant il a aussi prouvé son talent pour d'autres genres, comme dans Ni pour, ni contre, bien au contraire.
Ha oui, et comme d'habitude, on a pas de date de sortie pour le Québec. Quand est-ce que les distributeurs de cinéma vont se rendre compte qu'il y a une chose révolutionnaire qui s'appelle Internet?
dimanche 19 décembre 2010
Internet : 2010 dans le rétro
C'est la fin de l'année, et qui dit fin d'année, dit Noël, cadeaux, dinde, sapins, neige, etc. Mais aussi bilan de l'année pour les médias, qui en profitent pour faire une petite rétrospective de l'année 2010.
Bloopers pour la télévision (ou bêtisier en bon français), rétrospective pour la radio et d'ailleurs je vous invite à écouter le spécial de La guerre des mondes sur les ondes de CIBL le 29 décembre à 18h où on parlera... du monde! Tandis que les magazines et autres papiers lance des dossiers spéciaux fin d'année. Et Internet dans tout ça me direz-vous? Et bien plus que jamais la toile est la meilleure des archives pour dévorer 2010.
Et pour ça, voici deux sources que j'ai pu retenir : Étant fanatique de publicité, je ne peux pas passer à côté du site Adfreak, et de son classement des 30 publicités les plus monstrueuses de l'année 2010. Personnellement la meilleure pour moi reste la trentième, parce que c'est canadien (vive la feuille d'érable!) et parce que c'est un clin d'œil aux campagnes publicitaires de la Croix Rouge avec Madame Karembeu. Allez voir aussi la publicité pour Wal-Mart, le clown fait vraiment peur...
Deuxièmement on a aussi vu ces dernières semaines le fameux site de partage de vidéos youtube mettre en ligne une compilation des vidéos les plus vues pour l'année 2010. Tout n'est pas de bon goût (et même souvent mauvais), puisqu'on a du Justin Bieber, Twilight, et des voitures qui font de gros dérapages fumants, mais on a aussi du bon, avec la campagne publicitaire pour Old Spice, ou les excellentes vidéos musicales de OK go.
Ceci est un avant-goût, vous saurez trouver le reste. En attendant, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année!
Bloopers pour la télévision (ou bêtisier en bon français), rétrospective pour la radio et d'ailleurs je vous invite à écouter le spécial de La guerre des mondes sur les ondes de CIBL le 29 décembre à 18h où on parlera... du monde! Tandis que les magazines et autres papiers lance des dossiers spéciaux fin d'année. Et Internet dans tout ça me direz-vous? Et bien plus que jamais la toile est la meilleure des archives pour dévorer 2010.
Et pour ça, voici deux sources que j'ai pu retenir : Étant fanatique de publicité, je ne peux pas passer à côté du site Adfreak, et de son classement des 30 publicités les plus monstrueuses de l'année 2010. Personnellement la meilleure pour moi reste la trentième, parce que c'est canadien (vive la feuille d'érable!) et parce que c'est un clin d'œil aux campagnes publicitaires de la Croix Rouge avec Madame Karembeu. Allez voir aussi la publicité pour Wal-Mart, le clown fait vraiment peur...
Deuxièmement on a aussi vu ces dernières semaines le fameux site de partage de vidéos youtube mettre en ligne une compilation des vidéos les plus vues pour l'année 2010. Tout n'est pas de bon goût (et même souvent mauvais), puisqu'on a du Justin Bieber, Twilight, et des voitures qui font de gros dérapages fumants, mais on a aussi du bon, avec la campagne publicitaire pour Old Spice, ou les excellentes vidéos musicales de OK go.
Ceci est un avant-goût, vous saurez trouver le reste. En attendant, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année!
vendredi 4 juin 2010
Internet : Une application Facebook ratée pour Toy Story 3
En voyant cette information sur Infopresse, j'ai eu la curiosité d'essayer cette nouvelle application Facebook développée par Disney, qui permet de préacheter des billets pour le film Toy Story 3, en salle (au Canada) le 18 juin. La nouveauté (semble-t-il) est que pour la première fois, les billets peuvent être obtenus directement de l'application, un avantage lorsqu'on sait que le nombre de clics peut influencer la décision d'achat. Faut-il rappeler qu'une présence cohérente sur un réseau social peut être rentable lorsque l'information peut rapidement se propager si elle correspond à un réel besoin.
Voici comment se présente la page Facebook de l'application:
Une page classique, où on retrouve les onglets habituels : babillard, information de la page, adeptes, etc. On notera qu'il n'existe pas de page en français. Je reste cependant perplexe sur le nombre d'utilisateurs actifs mensuels (est-ce un indicateur fiable?) de plus de 18000. Le babillard fournit quant à lui des références avec des articles qui parlent de l'application, tel Mashable ou le très sérieux New York Times. Pas de contenu à proprement parlé provenant directement de Disney. Dommage...
Voici la seconde page lorsqu'on veut accéder à l'application :
Je n'ai malheureusement pas pu vraiment tester cet application, car aucun cinéma de ma région n'offre le service. C'est normal, le film ne sort que le 18 juin au Canada. Je pars pour New-York, rien. J'ai du me rendre en Californie pour voir apparaître une liste de cinéma (un peu cher pour voir Toy Story 3 mais je me sacrifierais volontiers pour faire le voyage). Une fois sélectionnés le cinéma et l'heure, une fenêtre s'ouvre et me demande qui je veux inviter parmi mon réseau, et je peux ensuite passer au paiement, en fonction du nombre de personnes sélectionnées.
Cette application ne facilite pas vraiment l'acte d'achat, pire, elle le prolonge, même si on comprend que l'objectif est d'utiliser Facebook pour amener les spectateurs dans les salles. Disney n'a finalement fait qu'utiliser le principe de base du réseau social (retrouver ses contacts facilement), alors qu'elle aurait pu se rattraper en partageant des extraits inédits du film. La légendaire retenue du célèbre studio d'animation la rend sûrement frileuse à l'idée de mettre à disposition un contenu prévu pour la sortie DVD qui servira d'argument de vente. Une idée peut-être, aurait été de créer des partenariats avec les exploitants cinématographiques pour créer des liens vers les profils Facebook depuis les sites Internet d'achat en ligne de billets pour donner le choix d'inviter ses amis, plutôt que de lancer une page et une application autonome. Avec les réseaux sociaux, faut-il que Disney revoit la copie de son plan de communication?
Voici comment se présente la page Facebook de l'application:
Une page classique, où on retrouve les onglets habituels : babillard, information de la page, adeptes, etc. On notera qu'il n'existe pas de page en français. Je reste cependant perplexe sur le nombre d'utilisateurs actifs mensuels (est-ce un indicateur fiable?) de plus de 18000. Le babillard fournit quant à lui des références avec des articles qui parlent de l'application, tel Mashable ou le très sérieux New York Times. Pas de contenu à proprement parlé provenant directement de Disney. Dommage...
Voici la seconde page lorsqu'on veut accéder à l'application :
Je n'ai malheureusement pas pu vraiment tester cet application, car aucun cinéma de ma région n'offre le service. C'est normal, le film ne sort que le 18 juin au Canada. Je pars pour New-York, rien. J'ai du me rendre en Californie pour voir apparaître une liste de cinéma (un peu cher pour voir Toy Story 3 mais je me sacrifierais volontiers pour faire le voyage). Une fois sélectionnés le cinéma et l'heure, une fenêtre s'ouvre et me demande qui je veux inviter parmi mon réseau, et je peux ensuite passer au paiement, en fonction du nombre de personnes sélectionnées.
Cette application ne facilite pas vraiment l'acte d'achat, pire, elle le prolonge, même si on comprend que l'objectif est d'utiliser Facebook pour amener les spectateurs dans les salles. Disney n'a finalement fait qu'utiliser le principe de base du réseau social (retrouver ses contacts facilement), alors qu'elle aurait pu se rattraper en partageant des extraits inédits du film. La légendaire retenue du célèbre studio d'animation la rend sûrement frileuse à l'idée de mettre à disposition un contenu prévu pour la sortie DVD qui servira d'argument de vente. Une idée peut-être, aurait été de créer des partenariats avec les exploitants cinématographiques pour créer des liens vers les profils Facebook depuis les sites Internet d'achat en ligne de billets pour donner le choix d'inviter ses amis, plutôt que de lancer une page et une application autonome. Avec les réseaux sociaux, faut-il que Disney revoit la copie de son plan de communication?
jeudi 13 mai 2010
Presse : Des chiffres qui rassurent... un peu
NADbank publie le résultat d'une étude réalisée en 2009 sur la consommation de l'information dans les quotidiens, et les chiffres montrent qu'ils ont encore une forte présence dans le marché des médias. Plus de 77% des canadiens lisent au moins une fois par semaine un quotidien, qu'il soit imprimé ou en ligne. Cependant, ça ne signifie pas que les canadiens paient pour avoir accès à l'information.
- Un marché de lectorat canadien?
L'étude a porté sur 81 quotidiens canadiens et 2 quotidiens de Détroit. Pourquoi avoir inclut Détroit quand on s'intéresse au marché canadien? D'un point de vue géographique, Détroit touche la frontière canadienne et se trouve à environ 200km de London, en Ontario, et 400km de Toronto. Cette proximité expliquerait alors le choix de Détroit qui serait présent sur le marché canadien. L'étude montre là une lacune importante dans l'explication des choix des marchés de lectorat.
- Des journaux payants?
L'étude inclut également des informations de lectorat pour 60 journaux de quartiers hebdomadaires. Ce sont, pour la grande majorité d'entre eux, des journaux gratuits distribués directement dans nos boîtes à lettres, financés grâce à la publicité qui prend largement plus de place dans ces journaux que les contenus d'information. Ces journaux sont généralement propriétés de grandes entreprises de communication, tels Transcontinental, présents dans tous les arrondissements de Montréal, de Québec, en région et dans les autres provinces canadiennes. Évidemment on peut toujours questionner la validité de l'information, lorsqu'elle provient d'une seule et même source.
Si les habitudes de lectures des journaux des canadiens sont bonnes, c'est surtout parce que l'information vient de plus en plus vers nous, "gratuitement". Et si plus des 3/4 des canadiens lisent au moins une fois par semaine un journal en version papier ou en ligne, les hebdomadaires gratuits fournissent une bonne part de ces bons résultats. Encore une autre lacune de l'étude que de ne pas nous montrer les chiffres concernant les quotidiens d'information payants.
- Le papier, à recycler
Ce diagramme, disponible sur le site Internet de NADbank, montrent que les investisseurs ont raison de faire de la publicité imprimée. Les habitudes de lecture sur papier sont pour presque toutes ces villes canadiennes deux fois plus importantes que pour les lectures en ligne. Si la lecture en ligne est bien en dessous de la lecture imprimée, cela montre aussi que les manières de s'informer changent. Les fils de nouvelles auxquels on peut s'abonner sur les réseaux sociaux (entre autres Facebook et Twitter) permettent un rapide survol de l'information avec les grands titres, des liens et de brefs résumés des articles.
L'imprimé continue sa transformation entamée il y a une quinzaine d'années avec l'explosion d'Internet. Les habitudes changent et les formats avec.
Avec plus de 1 million d'exemplaires vendus de l'ipad, il sera intéressant de voir comment cette nouvelle plateforme technologique peut changer ou non la consommation d'imprimée. Une affaire à suivre...
- Un marché de lectorat canadien?
L'étude a porté sur 81 quotidiens canadiens et 2 quotidiens de Détroit. Pourquoi avoir inclut Détroit quand on s'intéresse au marché canadien? D'un point de vue géographique, Détroit touche la frontière canadienne et se trouve à environ 200km de London, en Ontario, et 400km de Toronto. Cette proximité expliquerait alors le choix de Détroit qui serait présent sur le marché canadien. L'étude montre là une lacune importante dans l'explication des choix des marchés de lectorat.
- Des journaux payants?
L'étude inclut également des informations de lectorat pour 60 journaux de quartiers hebdomadaires. Ce sont, pour la grande majorité d'entre eux, des journaux gratuits distribués directement dans nos boîtes à lettres, financés grâce à la publicité qui prend largement plus de place dans ces journaux que les contenus d'information. Ces journaux sont généralement propriétés de grandes entreprises de communication, tels Transcontinental, présents dans tous les arrondissements de Montréal, de Québec, en région et dans les autres provinces canadiennes. Évidemment on peut toujours questionner la validité de l'information, lorsqu'elle provient d'une seule et même source.
Si les habitudes de lectures des journaux des canadiens sont bonnes, c'est surtout parce que l'information vient de plus en plus vers nous, "gratuitement". Et si plus des 3/4 des canadiens lisent au moins une fois par semaine un journal en version papier ou en ligne, les hebdomadaires gratuits fournissent une bonne part de ces bons résultats. Encore une autre lacune de l'étude que de ne pas nous montrer les chiffres concernant les quotidiens d'information payants.
- Le papier, à recycler
Ce diagramme, disponible sur le site Internet de NADbank, montrent que les investisseurs ont raison de faire de la publicité imprimée. Les habitudes de lecture sur papier sont pour presque toutes ces villes canadiennes deux fois plus importantes que pour les lectures en ligne. Si la lecture en ligne est bien en dessous de la lecture imprimée, cela montre aussi que les manières de s'informer changent. Les fils de nouvelles auxquels on peut s'abonner sur les réseaux sociaux (entre autres Facebook et Twitter) permettent un rapide survol de l'information avec les grands titres, des liens et de brefs résumés des articles.
L'imprimé continue sa transformation entamée il y a une quinzaine d'années avec l'explosion d'Internet. Les habitudes changent et les formats avec.
Avec plus de 1 million d'exemplaires vendus de l'ipad, il sera intéressant de voir comment cette nouvelle plateforme technologique peut changer ou non la consommation d'imprimée. Une affaire à suivre...
vendredi 30 avril 2010
Médias : Peut-on faire confiance aux Canadiens de Montréal?
Une éclipse médiatique, c'est lorsque une nouvelle retient la majorité de l'attention des médias. L'élimination, au hockey, des Capitals de Washington par les Canadiens de Montréal mercredi 28 avril a occupé, selon Influence Communication, jusqu'à 82% de l'espace médiatique. Une aubaine pour certaines entreprises qui en profitent pour faire circuler une mauvaise nouvelle qui passera inaperçue ou presque dans les salles de rédaction, surtout lorsque d'autres éclipses sont à prévoir pour les prochains matchs qui opposeront le CH à leurs prochains adversaires. Peut-on alors parler d'exhaustivité en matière d'information?
Certaines nouvelles méritaient un peu plus de développement. Par exemple, lundi 26 avril, avant le match éliminatoire, le maire d'Outremont était arrêté dans le cadre de l'opération Marteau, qui vise à faire le ménage dans l'industrie de la construction. Fraude, abus de confiance et fabrication de faux documents sont ses chefs d'accusation. Pas de suite de l'affaire depuis lundi, excepté aujourd'hui vendredi, dans un article de La Presse qui ne fait plus référence au maire d'Outremont mais à une opération en cours de l'escouade Marteau dans la ville de Québec.
On a vu les maires de Montréal et Québec, le Mardi 27 avril, en visite à Chicago pour signer une résolution contre les armes à feu. La nouvelle n'a pas fait long feu et pour cause, ce sont deux villes où les taux de criminalité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord....
On a pu échapper au lancement du deuxième album de Jonathan Roy (qui s'en plaindrait?), au succès de l'opération Montreal.net, un cheval de bataille qu'affectionne particulièrement Gerald Tremblay. Il y a eu également un peu de mouvement dans l'affaire qui opposent les journalistes du Journal de Montréal à leur patron Quebecor.
Mais cette éclipse est aussi génératrice d'informations, comme les débordements (prévisibles) dans le centre-ville de Montréal suite à la victoire des Canadiens, ou encore l'évacuation, le lendemain du match, de 200 personnes d'un immeuble suite à des odeurs incommodantes, probablement du gaz poivre lancé par les policiers la veille qui se serait répandu, sans parler des multiples et infinies débats sur les prédictions des prochains matchs à venir.
Ce bref aperçu montre que le public consommateur d'informations est encore sous l'emprise des grands médias que sont la presse, la télévision et la radio. Les sources d'information des réseaux sociaux, des blogues et autres fils d'actualités restent entre les mains des agences de presse, qui vendent l'information aux salles de rédaction qui décident de ce qui va être ou non traitable et diffusable. Autrement dit, l'espace médiatique est encore trop restreint, malgré la multiplication des canaux. Parce que cette infinité trouve finalement sa limite dans l'attention que l'on peut porter aux nouvelles. Trop de choix tue le choix et il est toujours plus agréable, lorsqu'on n'est pas expert, que l'on choisisse pour nous plutôt que de faire notre propre choix.
C'est le travail d'un rédacteur en chef, et même si on peut gérer ses propres fils de nouvelles, n'est pas rédacteur en chef qui veut.
Le travail des journalistes est-il de faire tout voir et tout entendre? Il perdrait son lectorat si tel était le cas. La preuve en est la réduction en nombre de caractères des articles parues, sans parler des formats en ligne, et aussi de ce propre blogue, pour lequel j'essaie toujours de restreindre et de synthétiser le plus mes idées. Twitter en est l'extrême, 140 caractères pour délivrer une information, difficile de faire plus court. Les médias permettent une hyperspécialisation de l'information, ce dont la télévision par câble et ses chaînes thématiques étaient précurseurs, et c'est idéal lorsqu'on peut trouver une information précise et ses cohortes d'experts qui l'accompagnent.
Les médias ont le droit de prétendre à l'exhaustivité, mais ce n'est qu'un attribut qui leur est propre et c'était l'argument de vente principale des fournisseurs d'accès à Internet dans les années 1990. Ça ne dépend pas de ce qu'une équipe de communicateurs peut faire. Ce qu'ils font, c'est sélectionner, juger de la pertinence, traiter, diffuser. L'information pure n'existe pas, l'information est un événement qui a été traité.
Quand on regarde un film ou qu'on lit un roman on accepte facilement d'entrer dans l'histoire car nous savons que c'est une fiction. C'est la même chose, dans une moindre mesure, pour l'information, et ce n'est pas pour rien si les anglophones utilisent le terme "story" pour désigner une nouvelle. On doit malgré tout faire confiance aux médias, en gardant en tête que quoi qu'il arrive, sans être non plus constamment sceptique, que toute information est manipulée, et que le point de vue adoptée n'en est qu'un parmi d'autres. La multiplication des sources et des points de vue peuvent alors devenir une des garanties de la valeur d'information.
Certaines nouvelles méritaient un peu plus de développement. Par exemple, lundi 26 avril, avant le match éliminatoire, le maire d'Outremont était arrêté dans le cadre de l'opération Marteau, qui vise à faire le ménage dans l'industrie de la construction. Fraude, abus de confiance et fabrication de faux documents sont ses chefs d'accusation. Pas de suite de l'affaire depuis lundi, excepté aujourd'hui vendredi, dans un article de La Presse qui ne fait plus référence au maire d'Outremont mais à une opération en cours de l'escouade Marteau dans la ville de Québec.
On a vu les maires de Montréal et Québec, le Mardi 27 avril, en visite à Chicago pour signer une résolution contre les armes à feu. La nouvelle n'a pas fait long feu et pour cause, ce sont deux villes où les taux de criminalité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord....
On a pu échapper au lancement du deuxième album de Jonathan Roy (qui s'en plaindrait?), au succès de l'opération Montreal.net, un cheval de bataille qu'affectionne particulièrement Gerald Tremblay. Il y a eu également un peu de mouvement dans l'affaire qui opposent les journalistes du Journal de Montréal à leur patron Quebecor.
Mais cette éclipse est aussi génératrice d'informations, comme les débordements (prévisibles) dans le centre-ville de Montréal suite à la victoire des Canadiens, ou encore l'évacuation, le lendemain du match, de 200 personnes d'un immeuble suite à des odeurs incommodantes, probablement du gaz poivre lancé par les policiers la veille qui se serait répandu, sans parler des multiples et infinies débats sur les prédictions des prochains matchs à venir.
Ce bref aperçu montre que le public consommateur d'informations est encore sous l'emprise des grands médias que sont la presse, la télévision et la radio. Les sources d'information des réseaux sociaux, des blogues et autres fils d'actualités restent entre les mains des agences de presse, qui vendent l'information aux salles de rédaction qui décident de ce qui va être ou non traitable et diffusable. Autrement dit, l'espace médiatique est encore trop restreint, malgré la multiplication des canaux. Parce que cette infinité trouve finalement sa limite dans l'attention que l'on peut porter aux nouvelles. Trop de choix tue le choix et il est toujours plus agréable, lorsqu'on n'est pas expert, que l'on choisisse pour nous plutôt que de faire notre propre choix.
C'est le travail d'un rédacteur en chef, et même si on peut gérer ses propres fils de nouvelles, n'est pas rédacteur en chef qui veut.
Le travail des journalistes est-il de faire tout voir et tout entendre? Il perdrait son lectorat si tel était le cas. La preuve en est la réduction en nombre de caractères des articles parues, sans parler des formats en ligne, et aussi de ce propre blogue, pour lequel j'essaie toujours de restreindre et de synthétiser le plus mes idées. Twitter en est l'extrême, 140 caractères pour délivrer une information, difficile de faire plus court. Les médias permettent une hyperspécialisation de l'information, ce dont la télévision par câble et ses chaînes thématiques étaient précurseurs, et c'est idéal lorsqu'on peut trouver une information précise et ses cohortes d'experts qui l'accompagnent.
Les médias ont le droit de prétendre à l'exhaustivité, mais ce n'est qu'un attribut qui leur est propre et c'était l'argument de vente principale des fournisseurs d'accès à Internet dans les années 1990. Ça ne dépend pas de ce qu'une équipe de communicateurs peut faire. Ce qu'ils font, c'est sélectionner, juger de la pertinence, traiter, diffuser. L'information pure n'existe pas, l'information est un événement qui a été traité.
Quand on regarde un film ou qu'on lit un roman on accepte facilement d'entrer dans l'histoire car nous savons que c'est une fiction. C'est la même chose, dans une moindre mesure, pour l'information, et ce n'est pas pour rien si les anglophones utilisent le terme "story" pour désigner une nouvelle. On doit malgré tout faire confiance aux médias, en gardant en tête que quoi qu'il arrive, sans être non plus constamment sceptique, que toute information est manipulée, et que le point de vue adoptée n'en est qu'un parmi d'autres. La multiplication des sources et des points de vue peuvent alors devenir une des garanties de la valeur d'information.
mardi 27 avril 2010
Publicité : Crise identitaire, les agences ont des boutons
Les nouvelles technologies ont remis en cause les modèles d'affaires des agences de publicité. Elles ont construit leurs structures en fonction de médias établis depuis plusieurs décennies ou même plusieurs siècles pour certains d'entre eux : affichage, presse, télévision, radio. Les médias se sont multipliés, et en créant de nouveaux supports l'espace publicitaire s'est considérablement élargi. Du "Mass Media" au "Daily me", les marques nous accompagnent désormais quotidiennement dans nos vies.
Une agence possède jusqu'à 3 rôles fondamentaux :
- Le conseil client : l'agence prend par la main le client et le conseille dans ses choix stratégiques marketing.
- La création : ce qui motive les créatifs est sous-tendu par la stratégie adopté par le client.
- La production : c'est l'étape même de création d'une "campagne" publicitaire, et si je mets campagne entre guillemets, c'est parce que ce mot doit être redéfini, mais j'y reviens un peu plus loin.
On retrouve les deux premiers rôles dans toutes les agences de publicité, tandis que la production peut être faite en dehors de l'agence, via studio de tournage, équipe d'infographistes, etc.
Certaines plus grosses agences intègrent la production à leurs activités, afin de faciliter les relations avec le conseil client.
Ce que les nouveaux médias apportent, c'est l'immédiateté de l'impact de la stratégie marketing, avec moultes mesures statistiques en temps réel. Il ne suffit plus d'attendre si une campagne publicitaire télévisée a un impact sur les ventes, en mettant à disposition la vidéo sur Internet on peut observer la vitesse à laquelle elle se propage.
Mais le plus intéressant réside surtout dans la création de programmes et de sites Internet par les marques à des fins utiles pour le consommateur. Le site Internet n'est plus une simple vitrine dans laquelle la marque expose ses produits, mais c'est un outil puissant de communication qui peut prendre la forme d'un magazine avec, par exemple, pour une entreprise œuvrant dans le domaine de l'agroalimentaire, des conseils de nutrition, des recettes, etc. Cette vidéo-conférence (en anglais, vu sur le blogue de Normand Miron), montre très bien les effets qu'ont eu les nouvelles technologies sur le fonctionnement des agences de publicité.
Les conséquences sont multiples pour les agences, car le "feedback" est immédiat et la triple relation "conseil client", "création" et "production" n'est plus linéaire mais éclatée, ce que nous dit d'ailleurs cet article publié par Infopresse aujourd'hui. Cette relation est d'autant plus primordiale lorsqu'on y ajoute le facteur "réseaux sociaux" où le produit mis sur le marché est pris en main par les consommateurs qui se relaient l'information de maintes façons. Il suffit de taper "ipad" sur Youtube pour voir tous ces clients ouvrir l'emballage et donner leurs premières impressions (et certains vont jusqu'à se demander "Will it blend?").
La notion de temps a été modifié par les nouveaux supports de communication, en permettant à la fois de construire une relation sur le long terme et sur le court terme.
Un site Internet de marque sous forme de magazine, un blogue, une application pour téléphone intelligent sont autant de moyens d'accompagner le consommateur dans une relation à long-terme.
Une vidéo qui circule sur Internet, des promotions en ligne, des lancements de produits sont de l'ordre du court terme.
C'est pourquoi il est de plus en plus difficile de parler de "campagne publicitaire", celle-ci étant, par définition, balisée dans le temps et basée sur le schéma linéaire d'un récit. Elle désigne maintenant une façon de faire parmi d'autres. Une campagne "traditionnelle", c'est-à-dire utilisant des médias dits "traditionnels", entre en interaction avec les autres supports qui peuvent être créés sur les réseaux, permettant ainsi une assise primordiale pour la marque dans l'esprit du consommateur. L'identité de la marque peut être rapidement diluée si elle perd le contrôle de son image, et c'est le rôle des agences que de garder une cohérence dans les différents visages d'une marque.
C'est pourquoi les modèles d'affaires qui auront le plus de succès sauront jouer avec ces différentes composantes, en intégrant l'échange constant entre les trois pôles que sont le conseil client, la création et la production, que cette dernière fasse partie intégrante ou non de l'agence. Ces modèles sont dictés d'une part par les technologies, et d'autre part par le consommateur qui reste le seul à pouvoir donner la valeur la plus prisée des marques, celle de l'opinion.
Une agence possède jusqu'à 3 rôles fondamentaux :
- Le conseil client : l'agence prend par la main le client et le conseille dans ses choix stratégiques marketing.
- La création : ce qui motive les créatifs est sous-tendu par la stratégie adopté par le client.
- La production : c'est l'étape même de création d'une "campagne" publicitaire, et si je mets campagne entre guillemets, c'est parce que ce mot doit être redéfini, mais j'y reviens un peu plus loin.
On retrouve les deux premiers rôles dans toutes les agences de publicité, tandis que la production peut être faite en dehors de l'agence, via studio de tournage, équipe d'infographistes, etc.
Certaines plus grosses agences intègrent la production à leurs activités, afin de faciliter les relations avec le conseil client.
Ce que les nouveaux médias apportent, c'est l'immédiateté de l'impact de la stratégie marketing, avec moultes mesures statistiques en temps réel. Il ne suffit plus d'attendre si une campagne publicitaire télévisée a un impact sur les ventes, en mettant à disposition la vidéo sur Internet on peut observer la vitesse à laquelle elle se propage.
Mais le plus intéressant réside surtout dans la création de programmes et de sites Internet par les marques à des fins utiles pour le consommateur. Le site Internet n'est plus une simple vitrine dans laquelle la marque expose ses produits, mais c'est un outil puissant de communication qui peut prendre la forme d'un magazine avec, par exemple, pour une entreprise œuvrant dans le domaine de l'agroalimentaire, des conseils de nutrition, des recettes, etc. Cette vidéo-conférence (en anglais, vu sur le blogue de Normand Miron), montre très bien les effets qu'ont eu les nouvelles technologies sur le fonctionnement des agences de publicité.
Les conséquences sont multiples pour les agences, car le "feedback" est immédiat et la triple relation "conseil client", "création" et "production" n'est plus linéaire mais éclatée, ce que nous dit d'ailleurs cet article publié par Infopresse aujourd'hui. Cette relation est d'autant plus primordiale lorsqu'on y ajoute le facteur "réseaux sociaux" où le produit mis sur le marché est pris en main par les consommateurs qui se relaient l'information de maintes façons. Il suffit de taper "ipad" sur Youtube pour voir tous ces clients ouvrir l'emballage et donner leurs premières impressions (et certains vont jusqu'à se demander "Will it blend?").
La notion de temps a été modifié par les nouveaux supports de communication, en permettant à la fois de construire une relation sur le long terme et sur le court terme.
Un site Internet de marque sous forme de magazine, un blogue, une application pour téléphone intelligent sont autant de moyens d'accompagner le consommateur dans une relation à long-terme.
Une vidéo qui circule sur Internet, des promotions en ligne, des lancements de produits sont de l'ordre du court terme.
C'est pourquoi il est de plus en plus difficile de parler de "campagne publicitaire", celle-ci étant, par définition, balisée dans le temps et basée sur le schéma linéaire d'un récit. Elle désigne maintenant une façon de faire parmi d'autres. Une campagne "traditionnelle", c'est-à-dire utilisant des médias dits "traditionnels", entre en interaction avec les autres supports qui peuvent être créés sur les réseaux, permettant ainsi une assise primordiale pour la marque dans l'esprit du consommateur. L'identité de la marque peut être rapidement diluée si elle perd le contrôle de son image, et c'est le rôle des agences que de garder une cohérence dans les différents visages d'une marque.
C'est pourquoi les modèles d'affaires qui auront le plus de succès sauront jouer avec ces différentes composantes, en intégrant l'échange constant entre les trois pôles que sont le conseil client, la création et la production, que cette dernière fasse partie intégrante ou non de l'agence. Ces modèles sont dictés d'une part par les technologies, et d'autre part par le consommateur qui reste le seul à pouvoir donner la valeur la plus prisée des marques, celle de l'opinion.
dimanche 25 avril 2010
Télévision : Quel mariage avec Internet?
Dans ce billet de Mediatribe, on constate que le phénomène de convergence des médias continue son ascension. Des partenariats ont été créés en France entre Samsung et TF1 notamment, pour diffuser du contenu provenant du Web directement sur le téléviseur. On pourra ainsi visionner Youtube sans passer par son ordinateur et accéder à des contenus interactifs. Mais où le bât blesse, c'est justement dans le manque d'interactivité. On sait ce que la télévision peut apporter à Internet, mais que peut Internet pour la télévision?
Les succès de plate-forme comme Youtube et Dailymotion ont obligé les chaînes de télévision à se remettre en question. Devenue des concurrentes directes, les chaînes n'ont pas tardé à proposer leurs propres plates-formes, malgré une certaine réticence, car la reprise des émissions sur le Web est un frein pour la rediffusion, qui permet toujours de combler à moindre coût les trous dans la programmation télévisuelle.
Le transfert de contenu de la télévision à Internet a été fulgurant, et les plates-formes de diffusion Web fournissent de plus en plus de contenu indépendamment du petit écran. La preuve en est avec la Web-série "En audition avec Simon" diffusé uniquement sur Tou.tv, mais largement aidée par une forte campagne promotionnelle de Radio-Canada. Ça lui a permis de se placer second dans le nombre de consultations, derrière une populaire série québécoise d'abord diffusée sur le petit écran.
Internet transforme en profondeur nos habitudes de consommation de la télévision. Le principe de la programmation horizontale télévisuelle (des rendez-vous à des heures fixes quotidiennes, hebdomadaires ou mensuels) se retrouve sous une forme parcellaire sur Internet. Le flux peut être subdivisé par autant de canaux disponibles. La diffusion d'un contenu audiovisuel n'oblige pas l'internaute à se retrouver devant son écran d'ordinateur à une heure fixe pour voir une émission, par contre on peut le faire patienter jusqu'à ce que le diffuseur décide de le rendre accessible. Ensuite ce diffuseur doit jouer le jeu du principe fondamentale d'Internet en laissant le contenu disponible un minimum de temps.
La réflexion sur la transmission du message en sens inverse est moins évidente. Même en donnant à la télévision un accès à Internet, comment le téléspectateur peut-il en profiter pleinement, sans clavier ni souris, avec une simple télécommande?
Deux solutions : ou bien on intègre ces deux éléments à la télévision, auquel cas cela reviendra à naviguer sur le Web avec son téléviseur ; ou alors on propose directement des rubriques (comportant des mots-clés) par des plates-formes pré-sélectionnées et sélectionnable avec une télécommande intelligente. En proposant des widgets sur l'écran, tout l'enjeu est d'arriver à recréer l'expérience Web vidéo en la rendant plus agréable et facilement accessible sur un téléviseur. Les plates-formes Web devront alors s'ajuster pour fournir la qualité requise pour diffusion sur un écran HD (ce que commence déjà à faire Youtube qui propose plusieurs formats de diffusion du plus simple jusqu'à Haute Définition).
Le Web sémantique traversera-t-il la frontière vers la télévision? La recherche par mots-clés ne sera transférable sur un téléviseur si et seulement si le téléspectateur accepte de changer son usage de la télévision, et ce transfert, s'il a lieu, prendra certainement du temps. Cependant on n'avait pas prévu, au moment de l'explosion des téléphones mobiles, du succès de la messagerie texte, avant même l'apparition des téléphones intelligents. Peut-être alors que la plus simple des applications développée dans ce genre de partenariat entre Samsung et TF1 sera l'ouverture à de nouvelles formes d'usages de la télévision.
Les succès de plate-forme comme Youtube et Dailymotion ont obligé les chaînes de télévision à se remettre en question. Devenue des concurrentes directes, les chaînes n'ont pas tardé à proposer leurs propres plates-formes, malgré une certaine réticence, car la reprise des émissions sur le Web est un frein pour la rediffusion, qui permet toujours de combler à moindre coût les trous dans la programmation télévisuelle.
Le transfert de contenu de la télévision à Internet a été fulgurant, et les plates-formes de diffusion Web fournissent de plus en plus de contenu indépendamment du petit écran. La preuve en est avec la Web-série "En audition avec Simon" diffusé uniquement sur Tou.tv, mais largement aidée par une forte campagne promotionnelle de Radio-Canada. Ça lui a permis de se placer second dans le nombre de consultations, derrière une populaire série québécoise d'abord diffusée sur le petit écran.
Internet transforme en profondeur nos habitudes de consommation de la télévision. Le principe de la programmation horizontale télévisuelle (des rendez-vous à des heures fixes quotidiennes, hebdomadaires ou mensuels) se retrouve sous une forme parcellaire sur Internet. Le flux peut être subdivisé par autant de canaux disponibles. La diffusion d'un contenu audiovisuel n'oblige pas l'internaute à se retrouver devant son écran d'ordinateur à une heure fixe pour voir une émission, par contre on peut le faire patienter jusqu'à ce que le diffuseur décide de le rendre accessible. Ensuite ce diffuseur doit jouer le jeu du principe fondamentale d'Internet en laissant le contenu disponible un minimum de temps.
La réflexion sur la transmission du message en sens inverse est moins évidente. Même en donnant à la télévision un accès à Internet, comment le téléspectateur peut-il en profiter pleinement, sans clavier ni souris, avec une simple télécommande?
Deux solutions : ou bien on intègre ces deux éléments à la télévision, auquel cas cela reviendra à naviguer sur le Web avec son téléviseur ; ou alors on propose directement des rubriques (comportant des mots-clés) par des plates-formes pré-sélectionnées et sélectionnable avec une télécommande intelligente. En proposant des widgets sur l'écran, tout l'enjeu est d'arriver à recréer l'expérience Web vidéo en la rendant plus agréable et facilement accessible sur un téléviseur. Les plates-formes Web devront alors s'ajuster pour fournir la qualité requise pour diffusion sur un écran HD (ce que commence déjà à faire Youtube qui propose plusieurs formats de diffusion du plus simple jusqu'à Haute Définition).
Le Web sémantique traversera-t-il la frontière vers la télévision? La recherche par mots-clés ne sera transférable sur un téléviseur si et seulement si le téléspectateur accepte de changer son usage de la télévision, et ce transfert, s'il a lieu, prendra certainement du temps. Cependant on n'avait pas prévu, au moment de l'explosion des téléphones mobiles, du succès de la messagerie texte, avant même l'apparition des téléphones intelligents. Peut-être alors que la plus simple des applications développée dans ce genre de partenariat entre Samsung et TF1 sera l'ouverture à de nouvelles formes d'usages de la télévision.
mardi 13 avril 2010
Internet : Quand Twitter nous prend pour des twits
Le célèbre site de Microblogging Twitter a annoncé mardi 13 avril l'arrivée de la publicité sur son site. Elle va permettre à des compagnies d'envoyer des "gazouillis" de 140 caractères, à la manière d'un résultat de recherche Google. Ainsi, une recherche sur Twitter d'un mot-clef générera un Tweet en relation avec ce mot-clef. Une publicité non déguisée est-elle une publicité efficace?
Que se passe-t-il quand le réseau social qui fait trembler facebook annonce officiellement l'arrivée de la publicité sur son site? Sûrement la déception pour les idéalistes d'un Internet complètement gratuit. Seulement, nous dit le site Argent, les deux gros joueurs que sont Google et Microsoft y ont déjà mis leurs grains de sable, en versant des sommes d'argent à Twitter pour avoir accès à des tweets dans leurs moteurs de recherche.
Autant dire alors qu'une certaine forme de publicité existait déjà sur Twitter par l'intermédiaire de ces moteurs. L'information se paie, et en payant Twitter, Google et Microsoft ont compris qu'en matière d'informations, leur gagne-pain quotidien, ils ne pouvaient se passer de ces tweets qu'utilisent de nombreux journalistes, personnalités publiques, et même des compagnies, pour exprimer un point de vue ou partager un contenu. C'est que Twitter sait vendre ses informations.
Mais si les compagnies ont une voix sur Twitter, alors c'est de la publicité? Et bien oui et non, et c'est sa plus grande force, parce que lorsqu'elle est démasquée, la publicité peut être mal vu, si elle avance cachée. Les compagnies ne sont peut-être pas sur Twitter, mais les opinions y sont. Et comme chaque réseau social, ce sont les opinions qui véhiculent les idées et qui nous aident à forger nos jugements en fonction de nos attitudes vis-à-vis d'une marque. Si les compagnies n'étaient pas présentes sur Twitter, elles l'étaient en réalité par la bouche de leurs clients, qui, eux, bloguent, twittent et facebookent à longueur de journée.
Car quoi de mieux qu'un bon bouche-à-oreille pour valoriser un produit et faire connaître une marque, à condition évidemment que le produit ait l'appui du public... et l'appui de leaders d'idées sur le Web.
Ce que fait réellement Twitter en annonçant l'arrivée de la publicité sur son site, c'est faire trembler les autres, parce qu'elle va prendre des parts de publicité, notamment à son concurrent direct, Facebook . C'est rendre Twitter officiellement dans la cour des grands, et c'est surtout un moyen de faire comprendre (aux agences qui n'auraient encore rien compris), que Twitter est désormais et plus que jamais incontournable dans une campagne de publicité en ligne.
Les "followers" n'ont qu'à suivre les "followings", ceux qui font et défont les succès des mises en marché de produits. À ce propos d'ailleurs, et je n'avance pas masqué, je suis aussi sur Twitter : @olivier_dilain, à suivre...
Que se passe-t-il quand le réseau social qui fait trembler facebook annonce officiellement l'arrivée de la publicité sur son site? Sûrement la déception pour les idéalistes d'un Internet complètement gratuit. Seulement, nous dit le site Argent, les deux gros joueurs que sont Google et Microsoft y ont déjà mis leurs grains de sable, en versant des sommes d'argent à Twitter pour avoir accès à des tweets dans leurs moteurs de recherche.
Autant dire alors qu'une certaine forme de publicité existait déjà sur Twitter par l'intermédiaire de ces moteurs. L'information se paie, et en payant Twitter, Google et Microsoft ont compris qu'en matière d'informations, leur gagne-pain quotidien, ils ne pouvaient se passer de ces tweets qu'utilisent de nombreux journalistes, personnalités publiques, et même des compagnies, pour exprimer un point de vue ou partager un contenu. C'est que Twitter sait vendre ses informations.
Mais si les compagnies ont une voix sur Twitter, alors c'est de la publicité? Et bien oui et non, et c'est sa plus grande force, parce que lorsqu'elle est démasquée, la publicité peut être mal vu, si elle avance cachée. Les compagnies ne sont peut-être pas sur Twitter, mais les opinions y sont. Et comme chaque réseau social, ce sont les opinions qui véhiculent les idées et qui nous aident à forger nos jugements en fonction de nos attitudes vis-à-vis d'une marque. Si les compagnies n'étaient pas présentes sur Twitter, elles l'étaient en réalité par la bouche de leurs clients, qui, eux, bloguent, twittent et facebookent à longueur de journée.
Car quoi de mieux qu'un bon bouche-à-oreille pour valoriser un produit et faire connaître une marque, à condition évidemment que le produit ait l'appui du public... et l'appui de leaders d'idées sur le Web.
Ce que fait réellement Twitter en annonçant l'arrivée de la publicité sur son site, c'est faire trembler les autres, parce qu'elle va prendre des parts de publicité, notamment à son concurrent direct, Facebook . C'est rendre Twitter officiellement dans la cour des grands, et c'est surtout un moyen de faire comprendre (aux agences qui n'auraient encore rien compris), que Twitter est désormais et plus que jamais incontournable dans une campagne de publicité en ligne.
Les "followers" n'ont qu'à suivre les "followings", ceux qui font et défont les succès des mises en marché de produits. À ce propos d'ailleurs, et je n'avance pas masqué, je suis aussi sur Twitter : @olivier_dilain, à suivre...
mercredi 7 avril 2010
Internet : Le ipad, une machine à écrire

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il paraît qu'Apple vient de sortir un appareil qui va selon de nombreuses personnes, révolutionner nos usages d'Internet. Tout le monde en parle et les théories de la communication sont appelées au secours pour expliquer cette révolution, si révolution il y a. Il faut dire qu'Apple frappe fort, encore une fois, pour nous vendre un produit qui comblera (ou créera) un autre besoin. Que dire alors de ce qu'on en dit, quand la voix d'Apple est reléguée par des milliers de voix qui achètent, utilisent et jugent leurs produits.
C'est ce qu'on appelle une niche, et Apple sait trouver les niches. Un pont entre l'iphone, et l'ordinateur portable. Les auteurs de l'excellent urban dictionary ont même fait ce magnifique néologisme tel qu'ils savent le faire. "ipad nano : A smaller version of the new Apple iPad. Formerly known as iPod Touch" OU comment utiliser un produit déjà existant et le transformer en un nouveau produit qui va changer votre vie.
Mais il faut que je l'avoue tout de suite, je suis PC. Par contre je crois qu'Apple a déjà tout compris depuis longtemps. Un de leur mauvais slogan publicitaire aurait pu être : "L'informatique, c'est compliqué, mais avec Apple, tout devient plus simple". En effet, l'excès de choix, comme le dit très bien Marie-Claude Ducas dans son blogue, ne produit plus une surconsommation mais un état de perplexité qui nous pousserait vers d'autres marques proposant moins de produits. Apple propose des produits simples avec des logiciels très user-friendly, prêts à l'emploi.
Martin Lessard explique que l'ipad va créer des habitudes de lecture. En effet, Apple veut vendre son contenu numérique sur l'ipad, tout comme elle l'a fait (avec réussite) avec itunes. On crie déjà depuis un moment à la disparition de la presse, parce qu'Internet le remplace. Si l'ipad remporte le succès escompté, on pourra bientôt lire sur les unes des journaux : "L'ipad enterre le papier". Je reste pourtant convaincu que la presse a un avenir, si elle veut bien se donner la peine d'y réfléchir, et elle survivra peut-être en collaborant avec les géants d'Internet. L'histoire des médias a déjà montré que l'apparition d'un nouveau média n'en remplaçait pas un autre, mais l'amenait à se remettre en question et à expérimenter de nouvelles formes de communications.
Nathalie Collard, dans La presse du mercredi 7 avril 2010, rapporte d'ailleurs que le Time, le USA Today, le Wall Street Journal et le National Geographic ont déjà lancé une application sur l'ipad. Cependant son article est plutôt une critique acerbe : le ipad serait anti-web? Les applications semblent en effet "fermées" et "limitent beaucoup l'interaction". Évidemment c'est un point de vue de spécialiste, mais pour quelqu'un de novice, c'est synonyme de simplicité. Pourquoi l'interactivité lorsque l'usage est la simple lecture? L'iphone est fait pour ça non? Simplicité, donc. La preuve? Les applications sont conçus UNIQUEMENT pour le ipad.
On voit poindre dans ce débat les habitudes de lecture. Le livre numérique va-t-il survivre grâce à l'ipad? Quels contenus vont proposer les journaux, en plus de leur imprimé et de leur site Internet? Un indicateur simple qui pourrait être fatale à l'ipad, son poids, nous dit encore une fois Nathalie Collard : de 680 grammes, bien plus léger qu'un ordinateur mais plus lourd qu'un livre de 400 pages d'environ 430 grammes. La différence est encore plus grande si on le compare à un journal ou un magazine.
L'usage sera le seul vrai résultat de la réussite d'Apple dans son nouveau produit. Grâce à ses deuxième et troisième générations, la Pomme sera capable de s'ajuster et d'améliorer son appareil à un prix supérieur à ce que la concurrence va offrir sur le marché. Ça n'empêchera pas les "applemaniac" de continuer à acheter leurs produits, car dans une société "à choix multiple" où on est convaincu de son choix, il est toujours moins angoissant de le conserver.
vendredi 2 avril 2010
Internet : la mort subite du nourrisson quebec89

Le 1er octobre 2009 BRANCHEZ-VOUS! et rue89 annonçaient l'ouverture de quebec89. Le 31 mars dernier, après seulement 6 mois d'activités, quebec89 ferme ses portes. Promesses non tenues ou problème d'adaptation culturelle? Chronique d'une mort annoncée.
Avec quebec89, ses créateurs ne s'attendaient peut-être pas à ce que les attentes soient aussi élevées. L'ombre de rue89 a toujours planée derrière lui, et sa réputation a été rapidement faite lors de sa création en 2007, grâce à des journalistes repêchés de Libération et de bons scoops.
Rue89 a d'emblée surfé sur la vague des réseaux sociaux, s'annonçant comme un "projet journalistique indépendant" et "une manière d'informer qui repose sur la coproduction de contenus entre des journalistes, des experts, des passionnés, des témoins, des blogueurs et tous les visiteurs du site."
Pourtant si rue89 s'annonce comme un vrai site d'information ouvert, tout le monde ne peut publier un article. Une équipe de rédaction chevronnée fait sa sélection de blogues, de messages, d'articles pertinents et on retrouve finalement dans leurs manières de travailler l'essence même d'un quotidien imprimé dans la sélection d'information. Certes les points de vue sont multiples et originaux, mais n'est pas auteur qui veut.
De nombreuses différences expliquent en partie l'échec de quebec89. Le ton pas assez incisif, se qualifiant de "site d'information participatif". Où est l'indépendance journalistique adoptée par rue89? Le site incite aux commentaires, aux articles des internautes, mais promet seulement "au moins un article par jour", ainsi que des articles de rue89 pouvant intéresser les lecteurs québécois. Pourquoi aller chercher des articles de rue89 sur quebec89 si ce dernier n'offre pas plus de contenus?
Même si quebec89 avait pour ambition d'être un lieu de débat, avait-il sa place dans le marché de l'information québécoise déjà saturé par les cyberpresse, devoir et autre radio-canada, et envahi par le marché de l'information française?
Le vrai problème est que quebec89 est arrivé trop tard dans la vague du Web social. Aujourd'hui tous les grands titres et toutes les chaînes généralistes et spécialisées informatives proposent aux internautes de poster des commentaires, d'envoyer des liens vers de l'information pertinente, d'ouvrir le débat. Quels sont les journalistes qui n'ont pas encore leurs blogues, ou un compte facebook, twitter ou autre et qui mettent 10 fois par jour leurs profils à jour? Appuyé par ce qu'on appelle encore les "médias traditionnels" que sont la télévision, la radio et la presse, ces sites étaient la plus grosse concurrence de quebec89.
Quebec89 est un cas d'école. Il pose la question de l'adaptation d'un site Internet d'un cadre social et culturel donné à un autre et le débat reste ouvert sur la provenance, la validité et surtout la pertinence de l'information. L'information reste un produit que les journalistes façonnent à la couleur de la marque et cette couleur est fondamentale dans nos choix en matière de consommation d'informations.
jeudi 25 mars 2010
Internet : Earth Hour et l'Heure de la Terre 2010

Et la WWF récidive encore une fois cette année avec son « earth hour » ce samedi. Je dois avouer que c’est une belle initiative, et que d’un point de vue marketing, c’est tout simplement génial. C’est un acte que tout le monde comprend, un acte hautement symbolique qui joint des millions de personnes en un clic (et pas celui de l’ordinateur mais bien celui de l’interrupteur).
Samedi 27 mars, 20h30, j’éteins tout. Parce que les glaciers fondent. Parce que le climat change et dévaste villes et pays. Parce qu'à Copenhague, ils n'ont rien compris et ils ont rien faits ces politiques. Parce que surtout c’est bien d’être vert.
Je veux m’informer, et en tapant WWF sur notre amie le moteur de recherche, on trouve quantité d’articles en français, alors je suis allé voir du côté des sites Internet de la WWF : celui qui provient de France et celui qui provient du Canada.
Et je dois tout de suite donner la palme à WWF France (aucun chauvinisme ici) qui grâce à une excellente agence de publicité que je ne citerais pas ici, a eu la bonne idée de créer un site complètement dédiée au earth hour, dans lequel on retrouve des photos, des vidéos, des choses à faire avant et pendant (et après, ça vous regarde). Mais il y a surtout une incitation très forte à bloguer et à aller sur les réseaux sociaux pour partager son action et tout ce qu’on sait sur l’écologie. Hors quoi de mieux que de prêcher la bonne parole par les meilleurs des bouches-à-oreilles mondiaux?
Je ne parlerais pas du design du site, assez sobre, simple et sommaire, à l’image de l’événement (n’oublions pas le logo de la WWF omniprésent sur chaque page) mais plutôt du jeu-concours qui montre quand même que l’environnement est un bon business. Prendre une photo avant et pendant que les lumières sont éteintes et le/la meilleur(e) photographe remportera devinez quoi? Un appareil photo ou une caméra. Et on dit merci qui? Merci Sony!
Retraversons maintenant l’Atlantique : earth hour Canada n’est d’abord qu’une rubrique dans la page d’accueil de WWF. Bon, cliquons. On a traduit « earth hour » par « L’Heure pour la Terre 2010 », ça commence bien et on nous propose de s’inscrire, oui mais pourquoi? Qu’à cela ne tienne, je clique pour m’inscrire. Déception c’est en anglais… Mais on est tout de même redirigé vers le site canadien dédié au earth hour. C’est aussi un site collaboratif : on peut poster des commentaires, partager nos actions quotidiennes pour l’environnement, mais aucune incitation vers les réseaux sociaux, juste, dans un tout petit coin, les logos de Twitter, Flickr et Youtube. Que de déceptions pour autant de clics.
Pire, on nous propose de télécharger une application Blackberry pour rester en contact durant l’heure avec de l’information en continue, des événements locaux et d’autres participants à travers le monde. Le but n’est-il pas de l’éteindre, justement, le Blackberry?
WWF France a tout à fait compris la puissance de l’image du petit panda, et qu’il suffisait de simplement envoyer une petit vague pour la faire circuler. Le panda canadien, quant à lui, a un peu plus de chemin à faire.
En tout cas samedi soir, ma conscience et moi (qui recycle, qui utilise des ampoules fluo compactes, qui prend des douches et me déplace en transport en commun et en vélo et n’a pas de voiture), on va sûrement regarder un duel opposant certains diables et une certaine Sainte, en espérant que le Bien l’emporte, tout comme l’action sur les changements climatiques!
dimanche 14 mars 2010
Pourquoi médiatactiques
Il y a une chose que j'ai remarqué, c'est qu'on ne parle pas assez des médias. C'est la raison d'être de ce blog. Il centrera son intérêt plus particulièrement sur les médias québécois et canadiens. Évidemment quand je parle des médias, ce sont tous les médias : presse, radio, télévision, affiches, Internet, en bref tout ce qui communique de l'information, que ce soit à but mercantile ou non, dans l'espace public. C'est mon souhait le plus profond ici : parler, penser et faire travailler les médias.
Les points de vue adoptés seront multiples, car je suis un adepte de la pluridisciplinarité, à travers laquelle je construis mon cheminement intellectuel et qui me semble donc essentiel à n'importe quelle exposition d'information.
Mon intérêt naturel se penche plus vers l'impact social des médias, à travers les divers traitements d'information, notamment comment une information est traitée dans tel média vis-à-vis d'autres médias : Comment, par exemple, TVA traite telle information par rapport à Radio-Canada, quelle rôle l'image, le journaliste ou encore le son jouent-ils? Évidemment toutes ces observations seront propices aux critiques, puisque réalisées avec les moyens du bord, mes seuls yeux et mon seul cerveau (et quelques outils théoriques).
Je m'intéresse aussi aux relations que les médias ont avec l'argent, comment la publicité s'insère t-elle dans, entre ou à travers l'information diffusée et quel biais introduit-elle dans l'information.
Bref je veux faire de ce lieu proprement médiatique, un lieu des médias, un observatoire où se juxtaposeront des analyses et des commentaires sur l'actualité des médias.
Je n'ai pas la prétention de faire ici un centre d'éducation des médias, qui est à mon avis une discipline qui dans notre époque devrait être enseignée dans toutes les écoles, plutôt que de donner un inutile "cours d'éthique et de culture religieuse", car nous sommes chaque jour exposé à de multiples informations sans se poser la question de savoir comment elles ont été véhiculées. Je veux ici un lieu de réflexions, d'échanges, un lieu "d'arrêt sur images" (référence à la défunte émission française de Daniel Schneidermann) pour prendre le temps d'analyser, de lire, de voir au comment et au pourquoi de la transmission d'information. Des informations dont les journalistes doivent faire le tri, comme le disait Steve Proulx dans un article du Voir du 11/03/2010, mais qui ne le font plus car l'espace est suffisamment grand pour ne plus filtrer. Cette affirmation est d'ailleurs à nuancer aussi grand que l'espace soit, car il faut guider le client (le "mangeur d'information" : le public) et lui dire qu'il faut qu'il bouffe la nôtre et pas celle du du voisin parce que la notre, elle est bien meilleure!
Voilà en tout cas le genre de sujet qui m'intéresse et qui (je l'espère!) amènera des débats d'idées et de nombreuses réflexions sur la place cruciale qu'ont les médias dans nos sociétés.
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