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mardi 16 juillet 2013

Internet et consommation

C'est un fait : ça doit faire environ 10 ans que je magasine sur Internet. Et je magasine de plus en plus.

C'est un fait : Internet me permet de consommer partout, avec tous mes appareils, n'importe quand et quelque soit le pays où se trouve le produit.

Quand j'étais encore étudiant, il y a plusieurs années, les sociologues et autres scientifiques en sciences humaines parlaient beaucoup de mondialisation de la communication, dont voici une excellente introduction sur le sujet.

Mais il faut aussi parler de mondialisation de la consommation. Certes, le phénomène n'est pas nouveau : on fait fabriquer des jouets en Chine revendu 4 fois plus cher dans les pays plus riches depuis plusieurs décennies.

Seulement les compagnies ne sont plus les seules à pouvoir mondialiser leurs commerces, les individus peuvent le faire aussi. Alors les compagnies ont voulu reprendre leur place dans l'échiquier : et les groupon, tuango et autres sites d'achat groupés sont nés : c'est facile, moins cher, et il y a de tout.

Et parallèlement, Internet permet aussi de rester dans son propre village, pour partager avec des personnes ayant les mêmes intérêts habitant à deux coins de rue de chez nous.

Je n'ai pas de boule de cristal pour savoir ce que nous réserve l'avenir du commerce en ligne. Deux certitudes cependant : ce commerce est déjà très florissant et va poursuivre sa croissance en remettant constamment en question les stratégies marketing et publicitaire habituels. Les agences n'ont qu'à bien se tenir.

Puis, pour chaque individu, il faut que ce soit simple. Si un effort doit être consenti, il doit valoir la peine : monétairement ou socialement, parce que je veux que ce soit moins cher ou parce que je veux que ce soit "équitable".

jeudi 13 mai 2010

Presse : Des chiffres qui rassurent... un peu

NADbank publie le résultat d'une étude réalisée en 2009 sur la consommation de l'information dans les quotidiens, et les chiffres montrent qu'ils ont encore une forte présence dans le marché des médias. Plus de 77% des canadiens lisent au moins une fois par semaine un quotidien, qu'il soit imprimé ou en ligne. Cependant, ça ne signifie pas que les canadiens paient pour avoir accès à l'information.

- Un marché de lectorat canadien?

L'étude a porté sur 81 quotidiens canadiens et 2 quotidiens de Détroit. Pourquoi avoir inclut Détroit quand on s'intéresse au marché canadien? D'un point de vue géographique, Détroit touche la frontière canadienne et se trouve à environ 200km de London, en Ontario, et 400km de Toronto. Cette proximité expliquerait alors le choix de Détroit qui serait présent sur le marché canadien. L'étude montre là une lacune importante dans l'explication des choix des marchés de lectorat.

- Des journaux payants?


L'étude inclut également des informations de lectorat pour 60 journaux de quartiers hebdomadaires. Ce sont, pour la grande majorité d'entre eux, des journaux gratuits distribués directement dans nos boîtes à lettres, financés grâce à la publicité qui prend largement plus de place dans ces journaux que les contenus d'information. Ces journaux sont généralement propriétés de grandes entreprises de communication, tels Transcontinental, présents dans tous les arrondissements de Montréal, de Québec, en région et dans les autres provinces canadiennes. Évidemment on peut toujours questionner la validité de l'information, lorsqu'elle provient d'une seule et même source.

Si les habitudes de lectures des journaux des canadiens sont bonnes, c'est surtout parce que l'information vient de plus en plus vers nous, "gratuitement". Et si plus des 3/4 des canadiens lisent au moins une fois par semaine un journal en version papier ou en ligne, les hebdomadaires gratuits fournissent une bonne part de ces bons résultats. Encore une autre lacune de l'étude que de ne pas nous montrer les chiffres concernant les quotidiens d'information payants.



- Le papier, à recycler



Ce diagramme, disponible sur le site Internet de NADbank, montrent que les investisseurs ont raison de faire de la publicité imprimée. Les habitudes de lecture sur papier sont pour presque toutes ces villes canadiennes deux fois plus importantes que pour les lectures en ligne. Si la lecture en ligne est bien en dessous de la lecture imprimée, cela montre aussi que les manières de s'informer changent. Les fils de nouvelles auxquels on peut s'abonner sur les réseaux sociaux (entre autres Facebook et Twitter) permettent un rapide survol de l'information avec les grands titres, des liens et de brefs résumés des articles.
L'imprimé continue sa transformation entamée il y a une quinzaine d'années avec l'explosion d'Internet. Les habitudes changent et les formats avec.

Avec plus de 1 million d'exemplaires vendus de l'ipad, il sera intéressant de voir comment cette nouvelle plateforme technologique peut changer ou non la consommation d'imprimée. Une affaire à suivre...