C'est parti pour le bal des marques : l'un des événements les plus suivis dans le monde, la coupe du monde de football (ou soccer, selon votre continent d'origine) qui aura lieu du 12 juin au 13 juillet 2014 au Brésil est bien "the place to be" pour les annonceurs de tout pays.
Cette semaine, c'est Addidas qui lance un ballon (jeu de mots, hé hé) dans lequel ont été insérées six caméras. On peut même suivre ledit ballon sur Twitter qui se promènera dans les grandes villes avant d'arriver au Brésil. Pour suivre le ballon (et parce que c'est toujours rigolo de suivre des objets médiatiques) : @brazuca
Déjà la semaine dernière, Pepsi, Coca-Cola et Nike avaient commencé leurs offensives :
Pepsi : Now is what you make it
Coca-Cola : One word, one game
Nike : Risk everything
Via Adweek
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lundi 7 avril 2014
mercredi 12 juin 2013
Ëtes-vous Facebook- narcissique ou Twitter - narcissique?
Si vous répondez Facebook, vous êtes dans la classe d'âge des 35 ans. Si vous répondez Twitter, vous êtes dans la vingtaine. Ça, c'est le résultat d'une étude de l'université du Michigan, de nos voisins les américains. Je résume ben gros, mais ça ressemble à ça.
L'expérience consistait à "étudier" (même si ça me semble un bien grand mot) le niveau de narcissisme des personnes par rapport à l'utilisation des deux médias sociaux.
Il semble y être mis en évidence que, quelque soit le groupe d'âge auquel vous apparteniez, vous utilisiez les médias sociaux pour faire rayonner votre opinion autour de vous, et savoir ce que les autres en pensent.
Moi je dis : "bof". Dans le fond, cette étude ne nous apprend pas grand chose, parce que :
1. Elle ne porte que sur des américains, et probablement majoritairement du Michigan. Ce qui veut dire qu'on néglige l'aspect culturel qui contribue à forger notre personnalité. Probablement que dans l'État de New-York et du Texas (pour prendre deux états diamétralement opposés), on aurait eu des résultats différents. Idem pour un autre pays.
2. Pourquoi s'arrêter aux 35 ans? Il me semble qu'on aurait pu pousser l'étude avec d'autres groupes d'âge. Non, en fait, je les imagine dans leur université : "Et si on étudiait le narcissisme des étudiants sur twitter?
- Oui bonne idée! Mais pour brouiller les cartes, on ajoute facebook à l'étude.
- Oui! Puis on le teste sur nous aussi jeunes professeurs dans la trentaine qui veulent paraître cool auprès de leurs étudiants!"
La seule utilité que je vois à cette étude, c'est pour les entreprises. Tiens, tiens, un étudiant plein d'amis qui vient de télécharger l'application Nike sur son Iphone 5 parce qu'il vient de commencer la course à pieds et qu'il veut le dire à tout le monde! Un point bonus pour la notoriété.
Au moins l'étude a le mérite de se pencher sur les personnes qui utilisent ces médias sociaux, plutôt que sur les stratégies d'entreprise et publicitaire des compagnies.
Via Radio-Canada
jeudi 23 mai 2013
The Pascal Nègre case
Merci Pascal. Bah oui, vraiment merci. Aujourd'hui on a eu une belle leçon de sa part. Une belle erreur de communication.
Résumé : Georges Moustaki meurt, Pascal lui rend hommage. Si l'histoire s'était arrêtée là, elle serait passée inaperçue. Sauf qu'il ajoute que ses disques sont disponibles sur Universal...
Les tweeteux s'en sont donné à coeur joie avec #tweetcommepascalnegre. Suivez le lien, c'est vraiment drôle.
Dans le fond, la question à se poser quand on tweet devrait toujours être la suivante "est-ce que je dirais en public ce que j'écris?" Il me semble que c'est la base. Surtout quand on est le patron d'une des grandes maisons de disques en France.
Parce que Twitter, oui c'est public, à moins que t'en fasses un profil privé sécurisé qui ne sort pas dans les résultats de recherche Google.
À mon avis, les services de communication d'Universal doivent prendre des antidépresseurs chaque fois que Pascal sort son clavier, eux dont la mission divine et sacrée est de préserver l'image de l'entreprise.
En même temps, comment veux-tu être crédible quand ce gars-là a déclaré en 2001 qu'Internet on s'en foutait parce que ça marcherait jamais!
Cqfd.
Résumé : Georges Moustaki meurt, Pascal lui rend hommage. Si l'histoire s'était arrêtée là, elle serait passée inaperçue. Sauf qu'il ajoute que ses disques sont disponibles sur Universal...
Les tweeteux s'en sont donné à coeur joie avec #tweetcommepascalnegre. Suivez le lien, c'est vraiment drôle.
Dans le fond, la question à se poser quand on tweet devrait toujours être la suivante "est-ce que je dirais en public ce que j'écris?" Il me semble que c'est la base. Surtout quand on est le patron d'une des grandes maisons de disques en France.
Parce que Twitter, oui c'est public, à moins que t'en fasses un profil privé sécurisé qui ne sort pas dans les résultats de recherche Google.
À mon avis, les services de communication d'Universal doivent prendre des antidépresseurs chaque fois que Pascal sort son clavier, eux dont la mission divine et sacrée est de préserver l'image de l'entreprise.
En même temps, comment veux-tu être crédible quand ce gars-là a déclaré en 2001 qu'Internet on s'en foutait parce que ça marcherait jamais!
Cqfd.
vendredi 15 octobre 2010
Les médias sociaux en forte progression au Québec
Selon une enquête NETendances, 78% des québecois ont fréquenté ou contribué à un réseau social en 2010. Toujours selon cette enquête, ce sont 74% des internautes québecois qui se disent influencés par ce qu'ils y lisent, une manne pour les entreprises et un chiffre qui saura les convaincre de faire des investissements publicitaires en ligne.
Le réseau le plus socialement répandu, Facebook, ainsi que le réseau professionnel LinkedIn enregistre les plus forts taux de croissance. Il faut croire que ces réseaux permettent un suivi plus facile de l'activité de ¨réseautage¨ dans l'activité de recherche d'emploi.
Cependant le réseau de microblogging Twitter n'est utilisé que par 11% des internautes québécois, et la majorité d'entre eux ont, toujours selon l'étude, entre 18 et 24 ans. On pourrait peut-être penser que l'utilisation de Twitter est à un stade encore professionnel. Beaucoup de journalistes ont un compte Twitter qu'ils mettent à jour très régulièrement, et comme l'explique cet article des inrocks, c'est un tremplin pour se construire une notoriété et un bon moyen, encore une fois, de trouver du travail lorsque on oeuvre dans le marché des communications.
Il sera intéressant de suivre les autres études qui permettront de mettre en erxergue la vraie relation des internautes avec les médias sociaux, de la manière avec laquelle ils intéragissent avec les entreprises et quelle véritable valeur ajoutée auront-elles pour les québécois.
Le réseau le plus socialement répandu, Facebook, ainsi que le réseau professionnel LinkedIn enregistre les plus forts taux de croissance. Il faut croire que ces réseaux permettent un suivi plus facile de l'activité de ¨réseautage¨ dans l'activité de recherche d'emploi.
Cependant le réseau de microblogging Twitter n'est utilisé que par 11% des internautes québécois, et la majorité d'entre eux ont, toujours selon l'étude, entre 18 et 24 ans. On pourrait peut-être penser que l'utilisation de Twitter est à un stade encore professionnel. Beaucoup de journalistes ont un compte Twitter qu'ils mettent à jour très régulièrement, et comme l'explique cet article des inrocks, c'est un tremplin pour se construire une notoriété et un bon moyen, encore une fois, de trouver du travail lorsque on oeuvre dans le marché des communications.
Il sera intéressant de suivre les autres études qui permettront de mettre en erxergue la vraie relation des internautes avec les médias sociaux, de la manière avec laquelle ils intéragissent avec les entreprises et quelle véritable valeur ajoutée auront-elles pour les québécois.
jeudi 13 mai 2010
Presse : Des chiffres qui rassurent... un peu
NADbank publie le résultat d'une étude réalisée en 2009 sur la consommation de l'information dans les quotidiens, et les chiffres montrent qu'ils ont encore une forte présence dans le marché des médias. Plus de 77% des canadiens lisent au moins une fois par semaine un quotidien, qu'il soit imprimé ou en ligne. Cependant, ça ne signifie pas que les canadiens paient pour avoir accès à l'information.
- Un marché de lectorat canadien?
L'étude a porté sur 81 quotidiens canadiens et 2 quotidiens de Détroit. Pourquoi avoir inclut Détroit quand on s'intéresse au marché canadien? D'un point de vue géographique, Détroit touche la frontière canadienne et se trouve à environ 200km de London, en Ontario, et 400km de Toronto. Cette proximité expliquerait alors le choix de Détroit qui serait présent sur le marché canadien. L'étude montre là une lacune importante dans l'explication des choix des marchés de lectorat.
- Des journaux payants?
L'étude inclut également des informations de lectorat pour 60 journaux de quartiers hebdomadaires. Ce sont, pour la grande majorité d'entre eux, des journaux gratuits distribués directement dans nos boîtes à lettres, financés grâce à la publicité qui prend largement plus de place dans ces journaux que les contenus d'information. Ces journaux sont généralement propriétés de grandes entreprises de communication, tels Transcontinental, présents dans tous les arrondissements de Montréal, de Québec, en région et dans les autres provinces canadiennes. Évidemment on peut toujours questionner la validité de l'information, lorsqu'elle provient d'une seule et même source.
Si les habitudes de lectures des journaux des canadiens sont bonnes, c'est surtout parce que l'information vient de plus en plus vers nous, "gratuitement". Et si plus des 3/4 des canadiens lisent au moins une fois par semaine un journal en version papier ou en ligne, les hebdomadaires gratuits fournissent une bonne part de ces bons résultats. Encore une autre lacune de l'étude que de ne pas nous montrer les chiffres concernant les quotidiens d'information payants.
- Le papier, à recycler
Ce diagramme, disponible sur le site Internet de NADbank, montrent que les investisseurs ont raison de faire de la publicité imprimée. Les habitudes de lecture sur papier sont pour presque toutes ces villes canadiennes deux fois plus importantes que pour les lectures en ligne. Si la lecture en ligne est bien en dessous de la lecture imprimée, cela montre aussi que les manières de s'informer changent. Les fils de nouvelles auxquels on peut s'abonner sur les réseaux sociaux (entre autres Facebook et Twitter) permettent un rapide survol de l'information avec les grands titres, des liens et de brefs résumés des articles.
L'imprimé continue sa transformation entamée il y a une quinzaine d'années avec l'explosion d'Internet. Les habitudes changent et les formats avec.
Avec plus de 1 million d'exemplaires vendus de l'ipad, il sera intéressant de voir comment cette nouvelle plateforme technologique peut changer ou non la consommation d'imprimée. Une affaire à suivre...
- Un marché de lectorat canadien?
L'étude a porté sur 81 quotidiens canadiens et 2 quotidiens de Détroit. Pourquoi avoir inclut Détroit quand on s'intéresse au marché canadien? D'un point de vue géographique, Détroit touche la frontière canadienne et se trouve à environ 200km de London, en Ontario, et 400km de Toronto. Cette proximité expliquerait alors le choix de Détroit qui serait présent sur le marché canadien. L'étude montre là une lacune importante dans l'explication des choix des marchés de lectorat.
- Des journaux payants?
L'étude inclut également des informations de lectorat pour 60 journaux de quartiers hebdomadaires. Ce sont, pour la grande majorité d'entre eux, des journaux gratuits distribués directement dans nos boîtes à lettres, financés grâce à la publicité qui prend largement plus de place dans ces journaux que les contenus d'information. Ces journaux sont généralement propriétés de grandes entreprises de communication, tels Transcontinental, présents dans tous les arrondissements de Montréal, de Québec, en région et dans les autres provinces canadiennes. Évidemment on peut toujours questionner la validité de l'information, lorsqu'elle provient d'une seule et même source.
Si les habitudes de lectures des journaux des canadiens sont bonnes, c'est surtout parce que l'information vient de plus en plus vers nous, "gratuitement". Et si plus des 3/4 des canadiens lisent au moins une fois par semaine un journal en version papier ou en ligne, les hebdomadaires gratuits fournissent une bonne part de ces bons résultats. Encore une autre lacune de l'étude que de ne pas nous montrer les chiffres concernant les quotidiens d'information payants.
- Le papier, à recycler
Ce diagramme, disponible sur le site Internet de NADbank, montrent que les investisseurs ont raison de faire de la publicité imprimée. Les habitudes de lecture sur papier sont pour presque toutes ces villes canadiennes deux fois plus importantes que pour les lectures en ligne. Si la lecture en ligne est bien en dessous de la lecture imprimée, cela montre aussi que les manières de s'informer changent. Les fils de nouvelles auxquels on peut s'abonner sur les réseaux sociaux (entre autres Facebook et Twitter) permettent un rapide survol de l'information avec les grands titres, des liens et de brefs résumés des articles.
L'imprimé continue sa transformation entamée il y a une quinzaine d'années avec l'explosion d'Internet. Les habitudes changent et les formats avec.
Avec plus de 1 million d'exemplaires vendus de l'ipad, il sera intéressant de voir comment cette nouvelle plateforme technologique peut changer ou non la consommation d'imprimée. Une affaire à suivre...
vendredi 30 avril 2010
Médias : Peut-on faire confiance aux Canadiens de Montréal?
Une éclipse médiatique, c'est lorsque une nouvelle retient la majorité de l'attention des médias. L'élimination, au hockey, des Capitals de Washington par les Canadiens de Montréal mercredi 28 avril a occupé, selon Influence Communication, jusqu'à 82% de l'espace médiatique. Une aubaine pour certaines entreprises qui en profitent pour faire circuler une mauvaise nouvelle qui passera inaperçue ou presque dans les salles de rédaction, surtout lorsque d'autres éclipses sont à prévoir pour les prochains matchs qui opposeront le CH à leurs prochains adversaires. Peut-on alors parler d'exhaustivité en matière d'information?
Certaines nouvelles méritaient un peu plus de développement. Par exemple, lundi 26 avril, avant le match éliminatoire, le maire d'Outremont était arrêté dans le cadre de l'opération Marteau, qui vise à faire le ménage dans l'industrie de la construction. Fraude, abus de confiance et fabrication de faux documents sont ses chefs d'accusation. Pas de suite de l'affaire depuis lundi, excepté aujourd'hui vendredi, dans un article de La Presse qui ne fait plus référence au maire d'Outremont mais à une opération en cours de l'escouade Marteau dans la ville de Québec.
On a vu les maires de Montréal et Québec, le Mardi 27 avril, en visite à Chicago pour signer une résolution contre les armes à feu. La nouvelle n'a pas fait long feu et pour cause, ce sont deux villes où les taux de criminalité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord....
On a pu échapper au lancement du deuxième album de Jonathan Roy (qui s'en plaindrait?), au succès de l'opération Montreal.net, un cheval de bataille qu'affectionne particulièrement Gerald Tremblay. Il y a eu également un peu de mouvement dans l'affaire qui opposent les journalistes du Journal de Montréal à leur patron Quebecor.
Mais cette éclipse est aussi génératrice d'informations, comme les débordements (prévisibles) dans le centre-ville de Montréal suite à la victoire des Canadiens, ou encore l'évacuation, le lendemain du match, de 200 personnes d'un immeuble suite à des odeurs incommodantes, probablement du gaz poivre lancé par les policiers la veille qui se serait répandu, sans parler des multiples et infinies débats sur les prédictions des prochains matchs à venir.
Ce bref aperçu montre que le public consommateur d'informations est encore sous l'emprise des grands médias que sont la presse, la télévision et la radio. Les sources d'information des réseaux sociaux, des blogues et autres fils d'actualités restent entre les mains des agences de presse, qui vendent l'information aux salles de rédaction qui décident de ce qui va être ou non traitable et diffusable. Autrement dit, l'espace médiatique est encore trop restreint, malgré la multiplication des canaux. Parce que cette infinité trouve finalement sa limite dans l'attention que l'on peut porter aux nouvelles. Trop de choix tue le choix et il est toujours plus agréable, lorsqu'on n'est pas expert, que l'on choisisse pour nous plutôt que de faire notre propre choix.
C'est le travail d'un rédacteur en chef, et même si on peut gérer ses propres fils de nouvelles, n'est pas rédacteur en chef qui veut.
Le travail des journalistes est-il de faire tout voir et tout entendre? Il perdrait son lectorat si tel était le cas. La preuve en est la réduction en nombre de caractères des articles parues, sans parler des formats en ligne, et aussi de ce propre blogue, pour lequel j'essaie toujours de restreindre et de synthétiser le plus mes idées. Twitter en est l'extrême, 140 caractères pour délivrer une information, difficile de faire plus court. Les médias permettent une hyperspécialisation de l'information, ce dont la télévision par câble et ses chaînes thématiques étaient précurseurs, et c'est idéal lorsqu'on peut trouver une information précise et ses cohortes d'experts qui l'accompagnent.
Les médias ont le droit de prétendre à l'exhaustivité, mais ce n'est qu'un attribut qui leur est propre et c'était l'argument de vente principale des fournisseurs d'accès à Internet dans les années 1990. Ça ne dépend pas de ce qu'une équipe de communicateurs peut faire. Ce qu'ils font, c'est sélectionner, juger de la pertinence, traiter, diffuser. L'information pure n'existe pas, l'information est un événement qui a été traité.
Quand on regarde un film ou qu'on lit un roman on accepte facilement d'entrer dans l'histoire car nous savons que c'est une fiction. C'est la même chose, dans une moindre mesure, pour l'information, et ce n'est pas pour rien si les anglophones utilisent le terme "story" pour désigner une nouvelle. On doit malgré tout faire confiance aux médias, en gardant en tête que quoi qu'il arrive, sans être non plus constamment sceptique, que toute information est manipulée, et que le point de vue adoptée n'en est qu'un parmi d'autres. La multiplication des sources et des points de vue peuvent alors devenir une des garanties de la valeur d'information.
Certaines nouvelles méritaient un peu plus de développement. Par exemple, lundi 26 avril, avant le match éliminatoire, le maire d'Outremont était arrêté dans le cadre de l'opération Marteau, qui vise à faire le ménage dans l'industrie de la construction. Fraude, abus de confiance et fabrication de faux documents sont ses chefs d'accusation. Pas de suite de l'affaire depuis lundi, excepté aujourd'hui vendredi, dans un article de La Presse qui ne fait plus référence au maire d'Outremont mais à une opération en cours de l'escouade Marteau dans la ville de Québec.
On a vu les maires de Montréal et Québec, le Mardi 27 avril, en visite à Chicago pour signer une résolution contre les armes à feu. La nouvelle n'a pas fait long feu et pour cause, ce sont deux villes où les taux de criminalité sont parmi les plus bas en Amérique du Nord....
On a pu échapper au lancement du deuxième album de Jonathan Roy (qui s'en plaindrait?), au succès de l'opération Montreal.net, un cheval de bataille qu'affectionne particulièrement Gerald Tremblay. Il y a eu également un peu de mouvement dans l'affaire qui opposent les journalistes du Journal de Montréal à leur patron Quebecor.
Mais cette éclipse est aussi génératrice d'informations, comme les débordements (prévisibles) dans le centre-ville de Montréal suite à la victoire des Canadiens, ou encore l'évacuation, le lendemain du match, de 200 personnes d'un immeuble suite à des odeurs incommodantes, probablement du gaz poivre lancé par les policiers la veille qui se serait répandu, sans parler des multiples et infinies débats sur les prédictions des prochains matchs à venir.
Ce bref aperçu montre que le public consommateur d'informations est encore sous l'emprise des grands médias que sont la presse, la télévision et la radio. Les sources d'information des réseaux sociaux, des blogues et autres fils d'actualités restent entre les mains des agences de presse, qui vendent l'information aux salles de rédaction qui décident de ce qui va être ou non traitable et diffusable. Autrement dit, l'espace médiatique est encore trop restreint, malgré la multiplication des canaux. Parce que cette infinité trouve finalement sa limite dans l'attention que l'on peut porter aux nouvelles. Trop de choix tue le choix et il est toujours plus agréable, lorsqu'on n'est pas expert, que l'on choisisse pour nous plutôt que de faire notre propre choix.
C'est le travail d'un rédacteur en chef, et même si on peut gérer ses propres fils de nouvelles, n'est pas rédacteur en chef qui veut.
Le travail des journalistes est-il de faire tout voir et tout entendre? Il perdrait son lectorat si tel était le cas. La preuve en est la réduction en nombre de caractères des articles parues, sans parler des formats en ligne, et aussi de ce propre blogue, pour lequel j'essaie toujours de restreindre et de synthétiser le plus mes idées. Twitter en est l'extrême, 140 caractères pour délivrer une information, difficile de faire plus court. Les médias permettent une hyperspécialisation de l'information, ce dont la télévision par câble et ses chaînes thématiques étaient précurseurs, et c'est idéal lorsqu'on peut trouver une information précise et ses cohortes d'experts qui l'accompagnent.
Les médias ont le droit de prétendre à l'exhaustivité, mais ce n'est qu'un attribut qui leur est propre et c'était l'argument de vente principale des fournisseurs d'accès à Internet dans les années 1990. Ça ne dépend pas de ce qu'une équipe de communicateurs peut faire. Ce qu'ils font, c'est sélectionner, juger de la pertinence, traiter, diffuser. L'information pure n'existe pas, l'information est un événement qui a été traité.
Quand on regarde un film ou qu'on lit un roman on accepte facilement d'entrer dans l'histoire car nous savons que c'est une fiction. C'est la même chose, dans une moindre mesure, pour l'information, et ce n'est pas pour rien si les anglophones utilisent le terme "story" pour désigner une nouvelle. On doit malgré tout faire confiance aux médias, en gardant en tête que quoi qu'il arrive, sans être non plus constamment sceptique, que toute information est manipulée, et que le point de vue adoptée n'en est qu'un parmi d'autres. La multiplication des sources et des points de vue peuvent alors devenir une des garanties de la valeur d'information.
mardi 13 avril 2010
Internet : Quand Twitter nous prend pour des twits
Le célèbre site de Microblogging Twitter a annoncé mardi 13 avril l'arrivée de la publicité sur son site. Elle va permettre à des compagnies d'envoyer des "gazouillis" de 140 caractères, à la manière d'un résultat de recherche Google. Ainsi, une recherche sur Twitter d'un mot-clef générera un Tweet en relation avec ce mot-clef. Une publicité non déguisée est-elle une publicité efficace?
Que se passe-t-il quand le réseau social qui fait trembler facebook annonce officiellement l'arrivée de la publicité sur son site? Sûrement la déception pour les idéalistes d'un Internet complètement gratuit. Seulement, nous dit le site Argent, les deux gros joueurs que sont Google et Microsoft y ont déjà mis leurs grains de sable, en versant des sommes d'argent à Twitter pour avoir accès à des tweets dans leurs moteurs de recherche.
Autant dire alors qu'une certaine forme de publicité existait déjà sur Twitter par l'intermédiaire de ces moteurs. L'information se paie, et en payant Twitter, Google et Microsoft ont compris qu'en matière d'informations, leur gagne-pain quotidien, ils ne pouvaient se passer de ces tweets qu'utilisent de nombreux journalistes, personnalités publiques, et même des compagnies, pour exprimer un point de vue ou partager un contenu. C'est que Twitter sait vendre ses informations.
Mais si les compagnies ont une voix sur Twitter, alors c'est de la publicité? Et bien oui et non, et c'est sa plus grande force, parce que lorsqu'elle est démasquée, la publicité peut être mal vu, si elle avance cachée. Les compagnies ne sont peut-être pas sur Twitter, mais les opinions y sont. Et comme chaque réseau social, ce sont les opinions qui véhiculent les idées et qui nous aident à forger nos jugements en fonction de nos attitudes vis-à-vis d'une marque. Si les compagnies n'étaient pas présentes sur Twitter, elles l'étaient en réalité par la bouche de leurs clients, qui, eux, bloguent, twittent et facebookent à longueur de journée.
Car quoi de mieux qu'un bon bouche-à-oreille pour valoriser un produit et faire connaître une marque, à condition évidemment que le produit ait l'appui du public... et l'appui de leaders d'idées sur le Web.
Ce que fait réellement Twitter en annonçant l'arrivée de la publicité sur son site, c'est faire trembler les autres, parce qu'elle va prendre des parts de publicité, notamment à son concurrent direct, Facebook . C'est rendre Twitter officiellement dans la cour des grands, et c'est surtout un moyen de faire comprendre (aux agences qui n'auraient encore rien compris), que Twitter est désormais et plus que jamais incontournable dans une campagne de publicité en ligne.
Les "followers" n'ont qu'à suivre les "followings", ceux qui font et défont les succès des mises en marché de produits. À ce propos d'ailleurs, et je n'avance pas masqué, je suis aussi sur Twitter : @olivier_dilain, à suivre...
Que se passe-t-il quand le réseau social qui fait trembler facebook annonce officiellement l'arrivée de la publicité sur son site? Sûrement la déception pour les idéalistes d'un Internet complètement gratuit. Seulement, nous dit le site Argent, les deux gros joueurs que sont Google et Microsoft y ont déjà mis leurs grains de sable, en versant des sommes d'argent à Twitter pour avoir accès à des tweets dans leurs moteurs de recherche.
Autant dire alors qu'une certaine forme de publicité existait déjà sur Twitter par l'intermédiaire de ces moteurs. L'information se paie, et en payant Twitter, Google et Microsoft ont compris qu'en matière d'informations, leur gagne-pain quotidien, ils ne pouvaient se passer de ces tweets qu'utilisent de nombreux journalistes, personnalités publiques, et même des compagnies, pour exprimer un point de vue ou partager un contenu. C'est que Twitter sait vendre ses informations.
Mais si les compagnies ont une voix sur Twitter, alors c'est de la publicité? Et bien oui et non, et c'est sa plus grande force, parce que lorsqu'elle est démasquée, la publicité peut être mal vu, si elle avance cachée. Les compagnies ne sont peut-être pas sur Twitter, mais les opinions y sont. Et comme chaque réseau social, ce sont les opinions qui véhiculent les idées et qui nous aident à forger nos jugements en fonction de nos attitudes vis-à-vis d'une marque. Si les compagnies n'étaient pas présentes sur Twitter, elles l'étaient en réalité par la bouche de leurs clients, qui, eux, bloguent, twittent et facebookent à longueur de journée.
Car quoi de mieux qu'un bon bouche-à-oreille pour valoriser un produit et faire connaître une marque, à condition évidemment que le produit ait l'appui du public... et l'appui de leaders d'idées sur le Web.
Ce que fait réellement Twitter en annonçant l'arrivée de la publicité sur son site, c'est faire trembler les autres, parce qu'elle va prendre des parts de publicité, notamment à son concurrent direct, Facebook . C'est rendre Twitter officiellement dans la cour des grands, et c'est surtout un moyen de faire comprendre (aux agences qui n'auraient encore rien compris), que Twitter est désormais et plus que jamais incontournable dans une campagne de publicité en ligne.
Les "followers" n'ont qu'à suivre les "followings", ceux qui font et défont les succès des mises en marché de produits. À ce propos d'ailleurs, et je n'avance pas masqué, je suis aussi sur Twitter : @olivier_dilain, à suivre...
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