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vendredi 31 mai 2013

Dis que t'es belle et ce sera gratuit?

Au Brésil, une fille qui dit d'elle-même qu'elle est belle ne paie pas sa bouffe. Pas vrai vous me direz?
Si, la preuve :



Ok, c'est une campagne marketing, mais il faut avouer que c'est sacrément bien fait. Jouer sur le "self-esteem" = jouer avec notre bien-être = expérience positive dans le restaurant = j'aurais probablement envie d'y retourner.

Je suis quand même un peu sceptique, parce que toutes les filles de cette vidéo sont belles. Ça fait quel effet sur les filles qui se sentent mal dans leur peau? Pas sûr que le résultat soit positif pour tout le monde. Une chose est sûr, cette chaîne de restaurant a augmenté ses ventes.

En tout cas pour celles qui se sont dit "belles", non seulement elles se sentent bien, mais en plus elles bouffent gratuitement, double bonus!

Y a juste des experts en marketing pour nous pondre des trucs pareils.

Via Mashable

samedi 25 mai 2013

Repenser la publicité avec la publicité

Voici :
- une excellente publicité ;
- un plaidoyer pour repenser la publicité... par la publicité. 

C'est intelligent, bien fait, simple et le message est clair. 


dimanche 29 août 2010

Publicité : Les nuits Coca-Cola

Le studio Binalogue  présente de belles créations publicitaires qui permettent à Coca-Cola de réaffirmer sa puissante image de marque.

Quatre produits (Coca-Cola Zéro, Coca-Cola, Burns et Fanta) donnent quatre publicités sur différents thèmes affirmant les valeurs de Coca-Cola :
- La fête, la nuit, la musique, le mouvement des bulles associé au mouvement des pas de danse pour Coca-Cola Zéro ;
- Le logo rouge indémodable de Coca-Cola et sa fameuse bouteille de verre (qui donne au Coca-Cola une saveur de je-ne-sais-quoi!)
- Un environnement urbain sur fond de hip-hop et compétition de grosses voitures pour Burns ;
- Quant à Fanta, le slogan aurait pu être : "mets de la vie sur la planète".

Quatre publicités qui démontrent encore une fois que Coca-Cola maîtrise son image de marque.


Coca-Cola Zero - Night Visuals 2010 from binalogue on Vimeo.


Coca-Cola - Night Visuals 2010 from binalogue on Vimeo.


Burn - Night Visuals 2010 from binalogue on Vimeo.


Fanta - Night Visuals 2010 from binalogue on Vimeo.

via Fubiz

dimanche 30 mai 2010

Mobile : Tout ce qu'il faut savoir sur Foursquare

Réseau social? Microblogging? Jeu? Simple phénomène de mode? Créé en mars 2009 dans l'effervescente ville de New-York, Foursquare a atteint il y a plusieurs semaines déjà le million d'utilisateurs. Une application qui pousse encore plus loin nos relations avec les marques, en revenant, grâce à un réseau virtuel, vers les lieux réels des entreprises et de leurs produits. Quand le virtuel rend la réalité plus accessible (ou l'augmente) en transformant la ville en un immense terrain de jeu pour ses utilisateurs, mais aussi pour les marques.

1. Foursquare, qu'est ce que c'est?

À la fois un réseau social, du miccroblogging, un jeu et un guide urbain.
- Un réseau social : on se "connecte" à sa communauté, amis, relations ;
- Du microblogging : on résume ce qu'on fait, notre état d'esprit ou on partage des liens, des vidéos, dans ce cas-ci, on partage le lieu dans lequel on se trouve en temps réel ;
- Un jeu : en disant où on est, on obtient des points et on peut comparer son nombre de points avec son réseau de contacts ;
- Un guide urbain : Pour autant d'utilisateurs dans n'importe quelle ville du monde, Foursquare est un formidable outil pour trouver les bons plans des jungles urbaines. Les voyages deviennent plus intéressants lorsque les "locaux" indiquent leurs lieux préférés.

2. À qui s'adresse Foursquare?

À toutes les personnes équipées d'un téléphone intelligent, type Iphone ou Blackberry, qui possède une connexion Internet, parcequ'une partie de son succès vient justement du fait que c'est un outil purement et simplement mobile. Comme une connexion et un téléphone intelligent peuvent être onéreux, les concepteurs ont eu la brillante idée d'y intégrer une fonction qui permet d'utiliser Foursquare par l'envoi de textos.

3. Comment ça marche et à quoi sert Foursquare?

S'inscrire sur le site de Foursquare, se connecter sur son téléphone intelligent et commencer à "pointer" les endroits qu'on visite, quels qu'ils soient. Chaque "pointage" rapporte des points reliés à un système de double récompense dont les enjeux marketing sont colossaux.

- Le premier système de récompense est de prime-abord ludique, et n'est que la prémisse de l'utilisation de Foursquare. Un système de badges élaboré vous permet de voir où vous en êtes de votre évolution.
Exemple : Le badge du "Newbie" (désignant un nouvel utilisateur) est obtenu lors de la première utilisation. Il y a des badges lorsqu'on atteint 10 géolocalisations, 25, 50, et ainsi de suite. D'autres sont purement ludiques, comme le "School Night", lorsqu'on se situe dans une école après 3 heures du matin ou à New-York, le "Far Far Away", au-delà de la 59ème. Certains demandent un peu plus d'efforts, comme le "Swarm Badge", obtenu cette semaine pour la première fois à Montréal à l'occasion du Webcom, où 50 personnes ont pointé simultanément au même endroit.
Là où l'intérêt commercial prend le pas, c'est lorsque des entreprises développent leurs propres badges qui peuvent être obtenus grâce à une géolocalisation à des adresses présélectionnées, comme des adresses où on retrouverait en vente le produit de la dit-marque.

- Le second système est d'ordre purement commerciale, ce qui en fait un outil marketing très puissant. Les personnes qui se géolocalisent le plus à un même endroit obtiennent le titre de Maire (Mayor) et se voient offrir un produit de la part du commerçant. Évidemment le concept "d'habitué" récompensé par un petit extra n'est franchement pas nouveau, mais en connectant Foursquare aux profils Facebook et Twitter, tous les contacts sont ainsi informés de son statut créant non seulement une compétition entre "amis", mais surtout de mettre en avant la marque et le ou les produits de l'entreprise. Un bouche-à-oreille très puissant pour qui veut développer un marché. L'utilisateur attentif pourra aussi obtenir des offres spéciales via le réseau, sans pour autant être Maire d'un endroit.

4. Comment Foursquare peut-il être lucratif pour ses concepteurs?

Le service est gratuit autant pour les utilisateurs que pour les entreprises, mais les possibilités d'affaires offertes sont multiples. Dans une entrevue réalisée en décembre 2009 au Wall Street Journal, l'un des cofondateurs, Dennis Crowley, explique qu'ils travaillent sur des campagnes publicitaires basées sur l'expérience utilisateur. Le service offert aux entreprises (statistiques sur le nombre de pointage d'un utilisateur, nombre de pointage par jour, etc.) sont autant d'outils pour ajuster une stratégie marketing.
Et si un lieu n'est pas référencé dans Foursquare, l'utilisateur est invité à le recenser sur le réseau. Foursquare n'a même plus à chercher ses clients, ce sont ses utilisateurs qui les trouvent pour eux.

5. Quelles conséquences?
Le système de récompense a un avantage certain pour le consommateur avide d'essayer de nouveaux produits. Mais comme on le souligne très bien ici et , "Big Brother is watching you". La possibilité, pour une personne malintentionnée, de savoir où on est au moment présent comporte des risques évidents pour la sécurité lorsque notre compte Foursquare est relié à un réseau social on a indiqué nos informations personnelles (telle que notre adresse).
La géolocalisation permet aussi aux entreprises de littéralement suivre ses clients à la trace et de personnaliser leurs offres en proposant des produits ou services à proximité des lieux visités. La publicité et la marque n'auront jamais été aussi proches l'une de l'autre. De l'argument mondialiste de l'accession à un réseau comme Internet on passe maintenant à l'hyperlocalisation qui n'est finalement que la suite logique des "qui-suis-je" (Facebook), "que fais-je" (Twitter), et "que dis-je" (blogue).
Foursquare a naturellement trouvé sa niche dans le "où suis-je" et il semble que ce réseau soit bien parti pour étendre sa toile.

lundi 17 mai 2010

Publicité : Campagne Wateraid, choquer pour sensibiliser?

Attention, aux lecteurs de ce modeste blogue, âmes sensibles, s'abstenir. Le concours de vidéo viral présenté ici (merci gaduman) sert à sensibiliser la population (occidentale?) sur les conditions d'accès à l'eau, car faut-il le rappeler, l'or bleue ne coule pas à flots dans toutes les maisons du monde.

C'est l'association Wateraid (dont le site est très bien fait) qui a lancé ce concours de campagne virale, le but étant d'atteindre le sacro-saint et ô combien médiatique festival international de Cannes, plus précisément les Lions qui récompensent les meilleurs films publicitaires du monde.

Le buzz est créé (déjà presque 10,000 visionnements sur youtube.com en 24 heures) et va sûrement continuer de siffler dans les réseaux sociaux des internautes.

Jusqu'à un certain seuil, choquer peut avoir un effet positif sur la sensibilisation. Cependant un choc trop violent aurait presque l'effet inverse, et affecterait négativement la sensibilisation au niveau mémoriel sur le long terme. Et si on regarde cette vidéo, qu'on jugera sans doute du plus mauvais goût (et c'est le cas de le dire), on finira par oublier la cause qu'elle plaide. Force est d'avouer que c'est quand même bien fait (admettons que c'est un fake), et que l'objectif communicationnel est atteint, si celui-ci est de parler de l'association.

Malheureusement pour faire parler d'une marque/organisation/entreprise/produit, un des meilleurs moyens à court terme est de créer un buzz, et ça passe par ce genre de vidéo. Wateraid fait parler d'elle-même, en espérant qu'elle ait prévu un plan stratégique sur le long terme... À vous de juger.

The Cleanest Shit Of The World - WaterAid from Bastien Chanot on Vimeo.

jeudi 6 mai 2010

Publicité : Cinco de Mayo, quand le marketing transforme une commémoration en fête nationale

C'était hier le Cinco de Mayo (Comprendre 5 mai et non cinquième mayonnaise) et de nombreux latino-américains aux États-Unis célèbrent ce jour en consommant bière, téquila et mets mexicains. C'était aussi l'occasion pour le président américain de lancer le débat sur la réforme du système d'immigration. Ce n'est pourtant pas le jour de la fête nationale mexicaine, et c'est une fête bien moins célébrée au Mexique. Pourquoi cette fête est-elle alors si répandue aux États-Unis?

- De l'Histoire avec un grand H au Marketing avec un grand M.

Ce jour correspond à la victoire des mexicains sur les français venus récupérer une dette dans le Mexique de 1862. Elle est devenue populaire fin des années 1960 aux États-Unis lorsque un mouvement d'étudiants chicanos se cherchaient une journée pour souligner leurs ascendances mexicaines. Cette journée est sortie des milieux estudiantins pour atterrir chez les marketers, qui y ont vu une occasion en or pour vendre des produits dans une période de congé férié creuse, entre Pâques, en avril, et l'Independance Day, le 4 juillet.

Cette fête n'est d'ailleurs que très peu célébrée dans le monde, à part sur l'île de Malte, où c'est l'occasion d'y boire des bières mexicaines, et plus curieusement en Colombie Britannique où un club de chute libre y fait des sauts particuliers (le Cinco de Mayo Boogie!).

- Des bières, de la téquila, des chips... et de la pub!

Mais ça donne surtout l'occasion de voir quelques publicités savoureuses autour de ces boissons venues de nos cousins du sud, comme celle-ci qui parodie savoureusement les annonces pour des produits pharmaceutiques.



Et qui dit Tequila dit aussi bière mexicaine, la Corona! Les publicités pour les bières ont le plus souvent tendance à montrer le côté "mâle" de l'homme, rapidement rappelé à l'ordre ici.



On veut vendre un produit provenant d'Amérique centrale aux américains du nord, quoi de mieux pour vendre un produit "exotique" que de continuer dans cette série et de jouer la carte du touriste sur une plage dorée avec un ciel bleu azur.



À mentionner, le site Internet thecoronabeach.com, pas très original, prône un côté conservateur en affichant les mêmes thèmes que ces publicités.

- Un événement à vendre

Ce ne sont pas que les produits alcoolisés qui sont mis sur le devant de la scène. Cet article du NY Times nous explique que cette fête est l'occasion de vendre à peu près n'importe quoi, et la journée du Cinco de Mayo est devenu pour les entreprises qui s'y intéressent un événement promotionnel de deux semaines. Mais ça reste l'occasion pour les bières mexicaines de prendre le devant dans un marché saturé par des géants comme Heineken, ce dont se réjouit, on le devine, le président de Barton Beers, distributeur de la Corona.

Une petite dernière pour finir, à consommer avec modération...

mardi 27 avril 2010

Publicité : Crise identitaire, les agences ont des boutons

Les nouvelles technologies ont remis en cause les modèles d'affaires des agences de publicité. Elles ont construit leurs structures en fonction de médias établis depuis plusieurs décennies ou même plusieurs siècles pour certains d'entre eux : affichage, presse, télévision, radio. Les médias se sont multipliés, et en créant de nouveaux supports l'espace publicitaire s'est considérablement élargi. Du "Mass Media" au "Daily me", les marques nous accompagnent désormais quotidiennement dans nos vies.

Une agence possède jusqu'à 3 rôles fondamentaux :
- Le conseil client : l'agence prend par la main le client et le conseille dans ses choix stratégiques marketing.
- La création : ce qui motive les créatifs est sous-tendu par la stratégie adopté par le client.
- La production : c'est l'étape même de création d'une "campagne" publicitaire, et si je mets campagne entre guillemets, c'est parce que ce mot doit être redéfini, mais j'y reviens un peu plus loin.
On retrouve les deux premiers rôles dans toutes les agences de publicité, tandis que la production peut être faite en dehors de l'agence, via studio de tournage, équipe d'infographistes, etc.
Certaines plus grosses agences intègrent la production à leurs activités, afin de faciliter les relations avec le conseil client.

Ce que les nouveaux médias apportent, c'est l'immédiateté de l'impact de la stratégie marketing, avec moultes mesures statistiques en temps réel. Il ne suffit plus d'attendre si une campagne publicitaire télévisée a un impact sur les ventes, en mettant à disposition la vidéo sur Internet on peut observer la vitesse à laquelle elle se propage.

Mais le plus intéressant réside surtout dans la création de programmes et de sites Internet par les marques à des fins utiles pour le consommateur. Le site Internet n'est plus une simple vitrine dans laquelle la marque expose ses produits, mais c'est un outil puissant de communication qui peut prendre la forme d'un magazine avec, par exemple, pour une entreprise œuvrant dans le domaine de l'agroalimentaire, des conseils de nutrition, des recettes, etc. Cette vidéo-conférence (en anglais, vu sur le blogue de Normand Miron), montre très bien les effets qu'ont eu les nouvelles technologies sur le fonctionnement des agences de publicité.



Les conséquences sont multiples pour les agences, car le "feedback" est immédiat et la triple relation "conseil client", "création" et "production" n'est plus linéaire mais éclatée, ce que nous dit d'ailleurs cet article publié par Infopresse aujourd'hui. Cette relation est d'autant plus primordiale lorsqu'on y ajoute le facteur "réseaux sociaux" où le produit mis sur le marché est pris en main par les consommateurs qui se relaient l'information de maintes façons. Il suffit de taper "ipad" sur Youtube pour voir tous ces clients ouvrir l'emballage et donner leurs premières impressions (et certains vont jusqu'à se demander "Will it blend?").



La notion de temps a été modifié par les nouveaux supports de communication, en permettant à la fois de construire une relation sur le long terme et sur le court terme.
Un site Internet de marque sous forme de magazine, un blogue, une application pour téléphone intelligent sont autant de moyens d'accompagner le consommateur dans une relation à long-terme.
Une vidéo qui circule sur Internet, des promotions en ligne, des lancements de produits sont de l'ordre du court terme.

C'est pourquoi il est de plus en plus difficile de parler de "campagne publicitaire", celle-ci étant, par définition, balisée dans le temps et basée sur le schéma linéaire d'un récit. Elle désigne maintenant une façon de faire parmi d'autres. Une campagne "traditionnelle", c'est-à-dire utilisant des médias dits "traditionnels", entre en interaction avec les autres supports qui peuvent être créés sur les réseaux, permettant ainsi une assise primordiale pour la marque dans l'esprit du consommateur. L'identité de la marque peut être rapidement diluée si elle perd le contrôle de son image, et c'est le rôle des agences que de garder une cohérence dans les différents visages d'une marque.

C'est pourquoi les modèles d'affaires qui auront le plus de succès sauront jouer avec ces différentes composantes, en intégrant l'échange constant entre les trois pôles que sont le conseil client, la création et la production, que cette dernière fasse partie intégrante ou non de l'agence. Ces modèles sont dictés d'une part par les technologies, et d'autre part par le consommateur qui reste le seul à pouvoir donner la valeur la plus prisée des marques, celle de l'opinion.

vendredi 23 avril 2010

Publicité : Bud Light veut faire boire le Québec

C'est Infopresse qui rapporte cette nouvelle : L'une des bières les plus vendues au monde, Bud Light, appartenant au géant Labatt, veut développer son image au Québec. Et il faut croire qu'elle a bien choisit son agence, Publicis, dont la réputation n'est plus à faire. Cette dernière travaille déjà avec les bières Keith's, Igloo et Labatt Blue, appartenant toutes au même brasseur.

Pourtant, si la marque semble bien se porter, elle a de sérieux concurrents tant au niveau canadien, avec les frères Molson, dont l'opération de l'année 2009 aura été de racheter des parts de l'équipe de hockey des canadiens de Montréal, mais aussi avec les bières de microbrasseries de plus en plus prisées, tel Boréal, qui depuis 2008 se met à faire de la publicité à la télévision, preuve d'une ascension fulgurante.



Pour ceux qui ne serait pas familiés avec ce genre de publicité, celle-ci faisait référence à une annonce pour Bud Light, où justement l'étiquette changeait de couleur lorsqu'elle était bien froide.
On remarque d'ailleurs qu'elle tranche avec la plupart des publicités pour la bière par son extrême simplicité et l'utilisation d'un personnage féminin pour la présenter.

La bière est un produit un peu à part dans le monde de la publicité. Sa cible : L'homme dans des environnements où il doit se sentir toujours le plus à l'aise, soit un bar, chez lui, ou bien encore sur un toit avec une bande d'amis.



Molson a lancé le concept "bière de Serge" en 2007, et grâce aux parts qu'elle possède dans l'équipe des canadiens de Montréal, elle a pu facilement associer son produit avec le sport préféré des canadiens, avec toute cette connotation autour de la notion de plaisir.

Certaines marques, selon leurs provenances, vont jusqu'à intégrer l'image de la femme dans leurs spots avec cette touche de glamour, toujours pour le plus grand bonheur du consommateur hétéro-sexuel.



J'avoue beaucoup apprécier cette publicité, malgré l'élément comparateur légèrement sexiste utilisé pour vanter l'élégance et le raffinement d'une mousse...

Bud Light, quant à elle, mise tout dans le marketing de son produit, car on sait que ce genre de bière n'est ni la plus subtile ni la plus goûteuse. Elle fait donc des apparitions pendant le sacro-saint superbowl, pour lequel les grandes marques rivalisent de génie afin de se tailler une méchante part publicitaire.
Bud Light choisit donc de faire dans l'humour, en pratiquant l'autodérision masculine en s'asseyant littéralement sur l'image de la femme comme faire-valoir de la marque.



Et le concept fonctionne! Dans cette création plus récente, la bière change complètement de milieu en s'insérant dans des bureaux où, pour recevoir une Bud Light, le personnel doit faire un don un peu particulier.




On s'attend donc à ce que Publicis prenne le pas sur l'image que Bud Light s'est donné au fil des années, surtout après que le brasseur ait annoncé la fermeture, à partir du 30 avril, de sa brasserie Lakeport, à Hamilton en Ontario, faisant ainsi perdre leurs emplois à 143 personnes dont plus des 2/3 étaient déjà à temps partiel. Si la nouvelle n'a pas tant fait de vagues, espérons pour Labatt que la réelle fermeture de son usine ne dépasse pas les frontières territoriales, linguistiques et culturelles de l'Ontario pour aller se répandre au Québec, auquel cas on sera attentif à la manière dont Publicis saura gérer cette hypothétique crise.

mardi 13 avril 2010

Internet : Quand Twitter nous prend pour des twits

Le célèbre site de Microblogging Twitter a annoncé mardi 13 avril l'arrivée de la publicité sur son site. Elle va permettre à des compagnies d'envoyer des "gazouillis" de 140 caractères, à la manière d'un résultat de recherche Google. Ainsi, une recherche sur Twitter d'un mot-clef générera un Tweet en relation avec ce mot-clef. Une publicité non déguisée est-elle une publicité efficace?

Que se passe-t-il quand le réseau social qui fait trembler facebook annonce officiellement l'arrivée de la publicité sur son site? Sûrement la déception pour les idéalistes d'un Internet complètement gratuit. Seulement, nous dit le site Argent, les deux gros joueurs que sont Google et Microsoft y ont déjà mis leurs grains de sable, en versant des sommes d'argent à Twitter pour avoir accès à des tweets dans leurs moteurs de recherche.

Autant dire alors qu'une certaine forme de publicité existait déjà sur Twitter par l'intermédiaire de ces moteurs. L'information se paie, et en payant Twitter, Google et Microsoft ont compris qu'en matière d'informations, leur gagne-pain quotidien, ils ne pouvaient se passer de ces tweets qu'utilisent de nombreux journalistes, personnalités publiques, et même des compagnies, pour exprimer un point de vue ou partager un contenu. C'est que Twitter sait vendre ses informations.

Mais si les compagnies ont une voix sur Twitter, alors c'est de la publicité? Et bien oui et non, et c'est sa plus grande force, parce que lorsqu'elle est démasquée, la publicité peut être mal vu, si elle avance cachée. Les compagnies ne sont peut-être pas sur Twitter, mais les opinions y sont. Et comme chaque réseau social, ce sont les opinions qui véhiculent les idées et qui nous aident à forger nos jugements en fonction de nos attitudes vis-à-vis d'une marque. Si les compagnies n'étaient pas présentes sur Twitter, elles l'étaient en réalité par la bouche de leurs clients, qui, eux, bloguent, twittent et facebookent à longueur de journée.

Car quoi de mieux qu'un bon bouche-à-oreille pour valoriser un produit et faire connaître une marque, à condition évidemment que le produit ait l'appui du public... et l'appui de leaders d'idées sur le Web.

Ce que fait réellement Twitter en annonçant l'arrivée de la publicité sur son site, c'est faire trembler les autres, parce qu'elle va prendre des parts de publicité, notamment à son concurrent direct, Facebook . C'est rendre Twitter officiellement dans la cour des grands, et c'est surtout un moyen de faire comprendre (aux agences qui n'auraient encore rien compris), que Twitter est désormais et plus que jamais incontournable dans une campagne de publicité en ligne.

Les "followers" n'ont qu'à suivre les "followings", ceux qui font et défont les succès des mises en marché de produits. À ce propos d'ailleurs, et je n'avance pas masqué, je suis aussi sur Twitter : @olivier_dilain, à suivre...

lundi 29 mars 2010

Publicité : Clotaire Rapaille nous enseigne le Marketing


C'est fait. Régis Labeaume vient de résilier le contrat de Clotaire Rapaille, l'homme qui était venu sauver l'image de la ville de Québec, qui au lieu de ça s'est sauvé avec 125 000 dollars, en emportant avec lui son image. Petit cours de marketing 101.

On se souvient que le maire Labeaume voulait rajeunir sa ville, cette "vieille capitale".

On se souvient qu'il a engagé ni un québécois, ni un canadien, mais un français vivant aux États-Unis parce que ça ressemble au Québec, la bipolarité francophone américaine. Apparemment il est passé à côté d'un grand nombre de très bonnes agences de publicités québécoises.

On se souvient surtout de cet espèce de grand mage venu sonder l'inconscient sadomasochiste et plein de complexes des habitants de Québec, et surtout de l'excellent reportage d'infoman (si vous ne l'avez pas vu allez-y, ça vaut vraiment le coup).

Aujourd'hui, après avoir séduit les élus et les administrés de la ville de Québec, Clotaire ne reviendra plus. On en a beaucoup parlé, et on en parlera encore tant et si bien que Monsieur Labeaume tentera encore de "rajeunir" sa ville. En tout cas il a été très intéressant de voir l'image que donnait la relation entre les deux hommes, l'un vouant une admiration à l'autre, et l'autre ne lui jetant même pas un regard.

Moi qui m'attendait à voir Clotaire enlever ses lunettes, il ne reviendra pas de sitôt au pays. Et Monsieur Labeaume de gérer la situation de crise en mari trompé en cassant le contrat. Car trompé il l'a été, et devant tout le monde : avec ses histoires de deuxième guerre mondiale en Normandie (alors qu'il était à Paris) et le chant de Félix Leclerc (que personne ne connaissait en 1945, ni au Canada, ni en France) par lequel il a été bercé, personne ne comprenait pourquoi ce spécialiste en marketing psychanalyste avait été engagé. Le summum a été atteint lorsqu'on a appris, ô scandale, qu'il avait menti dans son cv en prétendant avoir déjà fait de la publicité pour une ville, et en disant avoir travaillé pour le gouvernement français dans les années 1970.

Leçon de ce cours de marketing 101 : Pour vendre son image et son produit, on ne peut pas raconter tout et n'importe quoi. On finit toujours par le découvrir, surtout dans un environnement hypermédiatisé.