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vendredi 4 avril 2014

Médias sociaux : que faire avec les commentaires négatifs (vidéo) ?

Et là vous pensez aux stratégies habituelles : rétablir les faits lorsqu'ils sont erronés, ne pas répondre à des réactions purement émotionnelles, etc. Ce n'est pourtant pas ce que la compagnie Honey Maid a retenu : elle a plutôt décidé d'imprimer les commentaires et d'en faire quelque chose de créatif et positif.



L'amour... N'est-ce pas justement un sentiment proche du bonheur qui incite au partage?
Il faut dire que depuis ce temps, la publicité originale a été visionnée plus de quatre millions de fois...

Ha qu'on aime ces compagnies qui prônent de belles valeurs, n'est-ce pas? Tiens je vais aller manger un petit bol de céréales, je me sentirais mieux...

L'original :



Slogan : This is wholesome

Via Adweek

mercredi 19 mars 2014

Comment notre cerveau décide de ce que nous partageons en ligne (vidéo)


Le rôle des émotions dans le partage de contenu en ligne : c'est un article (in english) très intéressant sur lequel je suis tombé cette semaine, et dont je souhaite vous partager les grandes lignes ici, tant cela est important que vous travailliez en communication, en marketing, en gestion de médias sociaux ou même si vous vous intéressez tout simplement au fonctionnement du cerveau.

Quatre émotions conduiraient nos comportements de partage en ligne : le bonheur, la tristesse, la peur/surprise et la colère/dégoût. C'est aussi la combinaison de deux ou plus de ces émotions qui peuvent conduire à toute sorte de comportements.
Le bonheur 

Non seulement c'est l'émotion qui nous incite le plus à partager du contenu en ligne, mais elle peut aussi nous inciter à l'action. Une étude portant sur 7000 articles du New York Times montre que plus l'article est positif, plus il est susceptible d'être partagé. Souvenez-vous des vidéos de bébés qui rient et qui ont fait le tour des médias sociaux : cliquez, souriez, répandez le bonheur.
La tristesse 

La tristesse nous aide à nous connecter aux autres et à faire preuve d'empathie. Les mêmes régions du cerveaux sont activées par le bonheur et la tristesse, à la différence que la tristesse conduit à la production de neurotransmetteurs par notre cerveau, pouvant même nous permettre jusqu'à prédire certains comportements! La vidéo ci-dessous (environ 5 minutes, in english) montre comment l'empathie peut être utilisé pour des campagnes de dons : une bonne histoire, et le tour est joué!
La peur et la surprise

Notre cerveau est capable de savoir comment réagir face à un événement qui fait peur : fuir ou se battre. Ce sont des réactions quasi-instinctives. Mais le sentiment de peur peut aussi être bénéfique dans une stratégie marketing. Une étude montre que des personnes qui ont peur en regardant un film ressentent une plus grande adhésion à une marque que ceux ressentant du bonheur, de la tristesse, ou de l'excitation.
Ça peut paraître improbable, et pourtant : qui n'a jamais constaté voir des gens rirent et se retourner vers ses voisins dans une salle de cinéma juste après une scène où nous avons tous sursauté en même temps parce que le méchant est sorti d'un placard dont personne n'avait soupçonné l'existence... Nous nous tournons naturellement vers nos voisins pour nous reconnaître dans ce que nous venons de vivre comme émotion, et si la peur connecte des personnes entre elles, il semble qu'elle peut aussi nous connecter avec une marque.  

La colère et le dégoût nous rendent plus têtu

Alors que la colère peut mener à l'agressivité, elle peut, lorsqu'elle est exprimée en ligne, créer une forme d'entêtement (stubborness). Des commentaires agressifs à un article plutôt neutre viendrait renforcer et davantage polariser notre propre point de vue sur le sujet discuté. Cependant, il ne se passe rien si notre point de vue, au départ, est neutre.
La négativité a donc un effet durable sur l'opinion, et sur la façon dont on partage du contenu : les émotions négatives sont positivement associés à la viralité, en particulier la colère.
C'est pourquoi les émotions sont importantes : une étude montre que des publicités chargées d'émotions sont environ deux fois plus efficaces que celles ayant un contenu davantage rationnel. Les gens ressentent avant de penser, car c'est ce que le cerveau fait de plus rapide et ce, depuis des siècles. Ainsi, penser à l'émotion que vous souhaitez susciter en partageant du contenu vous aiderait à bien répondre aux objectifs de communication ou de marketing que vous souhaitez atteindre. 





mercredi 12 mars 2014

Leçon d'authenticité sur les médias sociaux (vidéo)

Des inconnus s'embrassent pour la première fois devant une caméra et cette vidéo fait le tour du web. Si vous ne l'avez pas vu, vous allez sûrement la recevoir d'un ami, d'un parent, d'un cousin, de facebook, twitter, you name it (plus de 8 millions de visionnements sur Youtube à ce jour). Et selon certaines sources, il s'agirait d'une publicité déguisée pour une marque de vêtements. Mais qu'est-ce qui fait qu'une vidéo fait aussi rapidement le "buzz" sur les médias sociaux?


Oui, il y a une forme de voyeurisme : ce qu'on regarde, c'est l'embarras, l'hésitation, la gêne, la passion. Bref, c'est un océan de sentiments auxquels on ne peut pas ne pas être sensible (à moins d'être le T1000).

Voilà un excellent ingrédient pour que ça "fonctionne" sur les médias sociaux : l'authenticité. Que vous soyez une entreprise ou une personne, que vous représentiez ou non les intérêts de quelqu'un ou de quelque chose, pensez-y avant de faire circuler l'information. Le maître-mot est "authenticité". Les publics sont intelligents, ils savent quand ça sonne faux et reconnaissent facilement la langue de bois. Alors si vous jouez la comédie, jouez-la bien, et surtout, ne vous faites pas prendre (donc évitez de jouer la comédie, c'est plus "safe").

Petite histoire

Ça m'a fait pensé à Andy Wahrol qui avait fait un film aussi avec plusieurs couples qui s'embrassaient. En fait il avait fait toute une série de films sur des événements plutôt banals (le sommeil, les lumières de l'empire state building, etc.). On peut dire, même si ça a déjà été dit, que c'était un visionnaire.


58 minutes de bisous, attention aux lèvres. Mais curieusement, il est l'antithèse de cette vidéo sur des inconnus qui s'embrassent. Je ne crois pas qu'il s'intéressait aux sentiments, mais plutôt au temps, celui qui passe. Mais le temps qui passe, qui veut le voir? Certainement pas les personnes qui visionnent et partagent ces vidéos qui font le buzz. Mais heureusement pour ça, il y a l'art, parce que dans une semaine, on sera déjà passé à autre chose.

vendredi 16 août 2013

Test : nouvelle interface de Gmail

Les derniers changements que Google nous avait apporté ne m'avait pas apporté grande satisfaction. J'hésitais toujours à revenir à l'ancienne version, car dans celle-ci j'avais accès en un coup d'oeil à mon agenda et au clavardage, alors qu'aujourd'hui je dois cliquer sur "calendar" pour voir ce dernier. Mais comme une vidéo vaut mille mots, voici à quoi ressemble la nouvelle nouveauté googlienne :



Grande nouveauté qui va, selon moi, faire beaucoup d'adeptes : c'est la venue d'onglets qui classent automatiquement vos courriels selon les critères suivants :
- Primary : vous y retrouvez l'essentiel, c'est-à-dire, les messages de vos amis et contacts.
- Social : comme son nom l'indique, les messages liés au réseaux sociaux : une demande d'amitié sur facebook, une nouvelle conversation dans un groupe LinkedIn, un nouveau billet de blogue auquel vous êtes abonnés, etc.
- Promotions : là c'est intéressant. Deux choses : j'aime la publicité mais, j'aime choisir quand la consulter. Cet onglet répond à mes deux besoins et je ne sentirai plus autant l'envie de voir les dernières offres de Groupon, sauf si je le veux.
- Updates : son nom le dit, ce sont les mises à jour. Exemple : ma compagnie de location d'auto m'envoie un rappel pour me dire que j'ai loué une voiture en fin de semaine. Hydro Québec me mentionne que ma nouvelle facture est en ligne, etc.
- Forums : Messages liés à des forums que vous suivez ou des infolettres non commerciales.

Évidemment, tout n'est pas parfait, mais la beauté de la chose, c'est que gmail s'adapte. Le message reçu n'apparaît pas dans le bon onglet? Vous pouvez le déplacer et Gmail vous demandera si tous les messages de cet expéditeur doivent se trouver là.

Même si je faisais déjà un tri visuel de mes messages, au moins ceux qui sont important ne se retrouvent pas dans la deuxième page à cause des publicités que je reçois. Bref, "j'aime".

Prochaine étape, gens de Google : la personnalisation des onglets?


mercredi 14 août 2013

Communication politique à la norvégienne

Le premier ministre norvégien s'est payé un coup de pub en se faisant passer pour un chauffeur de taxi.
Son parti étant en chute dans les sondages, il fait une opération séduction en allant prendre le pouls de la population.

Bien que l'idée soit bonne, slate.fr rapporte que parmi les passagers de son taxi, cinq avaient été castés et payés pour figurer dans la vidéo... De quoi remettre en cause l'authenticité de coup de com, qui vient du coup ébranler la confiance en cet homme politique. Voilà une communication qui part d'une bonne intention mais qui dans un monde où on se doit d'être authentique pour être crédible, en particulier dans les médias sociaux, cela pourrait facilement se retourner contre son auteur.



lundi 3 juin 2013

Leçon de gestion des médias sociaux par Taco Bell

Aujourd'hui un employé a posté une photo de lui en train de lécher goulûment une montagne de taco. Quand t'es une grande chaîne comme Taco Bell aux US, t'as pas vraiment envie d'avoir ce genre de publicité.


Il y a le côté évident du "je n'irai plus chez Taco parce que c'est dégueulasse ce que les employés font", puis deuxièmement on se dit que si un employé fait ça, c'est que les conditions de travail doivent pas être drôles (étonnant pour une chaise de fast-food?).

Évidemment, les commentaires ont déferlé sur la page facebook de ladite compagnie, qui s'est empressé de faire une réponse que je trouve tout à fait adéquate dans cette situation :

We have strict food handling procedures and zero tolerance for any violations. We believe this is a prank and the food was not served to customers. We are conducting an investigation and will be taking swift action against those involved.


L'objectif est de rassurer et le message est clair : les coupables seront punis et cela ne se reproduira plus. Je n'irai pas pour autant manger chez eux mais j'applaudis leur gestion des médias sociaux.

En même temps, taco léché par un employé ou pas, on s'entend que c'est pas de la bouffe santé, à la base.