mardi 11 juin 2013
Créer l'événement : 12 millions pour l'histoire canadienne
Dans mon précédent billet sur le Ici de Radio-Canada, j'insistais sur l'importance des mots. En voici un autre exemple.
Le gouvernement conservateur va investir 12 millions de dollars pour faire la promotion de l'histoire canadienne.
L'histoire canadienne? L'histoire canadienne... Ha oui, celle qui commence en 1867, lors de la création de la confédération canadienne.
Tiens au passage, le musée des civilisations de Gatineau sera rebaptisé Musée canadien de l'histoire.
Quid des civilisations? Quid de l'anthropologie? Mais le gouvernement ne cache aucunement le changement de vocation du musée.
C'est tout un travail que de faire changer l'image du Canada. Mais plus que de l'image, c'est la promotion d'une culture. D'une certaine culture. Et la promotion d'une histoire. D'une certaine histoire.
En plus, du 1er au 7 juillet, ce sera la semaine de l'histoire du Canada. En communication, on appelle ça "créer l'événement". Ça a l'air facile, non?
Source de l'image : Wikipedia
jeudi 6 juin 2013
Radio-Canada : un seul mot qui fait parler beaucoup de monde
"Ici" est le nouveau nom pour désigner Radio-Canada, et ça ne plait partout, rapporte Louise Leduc du journal La presse.
On comprend pourquoi notre gouvernement conservateur n'aime pas ça, après avoir saupoudré le mot "royal" un peu partout (les forces royales canadiennes, la monnaie royale canadienne), eux qui s'efforcent à coûts de contribuables d'imposer une nouvelle image du Canada.
Je ne suis pas contre la démarche. Chaque gouvernement, libéral ou conservateur, a toujours plus ou moins repositionné l'image du pays, à l'intérieur ou à l'extérieur.
Par contre si vous me demandez ce que je pense du "royalisme" : autre débat, autre lieu, ce n'est justement pas "ici" que je le ferai.
Alors comprenez que, hein, si t'enlèves Canada puis Radio de Radio-Canada, une entreprise gouvernementale canadienne, ben les patrons, eux autres, ils aiment pas ça.
Puis si en plus, t'ajoutes une petite dose de phobie "séparatiste" (comme disent les anglais), ce positionnement pourrait être perçu comme si à Radio-Canada, on fomentait des révolutions pour renverser le pays et donner sa liberté au Québec tant criée par le Général.
Mais il y a de la grogne à l'interne aussi : l'article de La presse rapporte les paroles d'un président de syndicat qui accuse l'entreprise de dépenser son argent dans l'image alors que plusieurs milliers d'emplois ont été coupés il n'y a pas si longtemps... Pas fou. En tout cas, comble du comble, c'est le président du Syndicat des Communications qui le dit.
Comme quoi les mots sont importants. Très importants. Le timing aussi. Quand tu te lances comme ça, assures-toi que tes gens à l'interne sont convaincus du concept. Quand on travaille quelque part, on est tous des ambassadeurs de notre entreprise. Si, comme employé, t'es pas convaincu du bien-fondé des actions de l'organisation, comment tu veux que les consommateurs (d'info que nous sommes) soient eux-mêmes convaincus?
J'avoue que c'est un changement, un grand changement pour une institution bien établie et reconnue partout au pays comme Radio-Canada depuis plusieurs décennies. Le changement ne se fera pas du jour au lendemain à coût d'affiches et de stratégies de médias sociaux, ça prendra bien plusieurs années.
Enfin, ce n'est que mon avis mais pour le Québec j'aurais apporté une petite nuance : j'aurais dit "Icitte"!!!
La vidéo promotionnelle de Radio-Canada expliquant le virage :
Mise à jour du 7 juin 2013 : Radio-Canada a revu son positionnement. Comme quoi, la grogne fonctionne...
Je ne suis pas contre la démarche. Chaque gouvernement, libéral ou conservateur, a toujours plus ou moins repositionné l'image du pays, à l'intérieur ou à l'extérieur.
Par contre si vous me demandez ce que je pense du "royalisme" : autre débat, autre lieu, ce n'est justement pas "ici" que je le ferai.
Alors comprenez que, hein, si t'enlèves Canada puis Radio de Radio-Canada, une entreprise gouvernementale canadienne, ben les patrons, eux autres, ils aiment pas ça.
Puis si en plus, t'ajoutes une petite dose de phobie "séparatiste" (comme disent les anglais), ce positionnement pourrait être perçu comme si à Radio-Canada, on fomentait des révolutions pour renverser le pays et donner sa liberté au Québec tant criée par le Général.
Mais il y a de la grogne à l'interne aussi : l'article de La presse rapporte les paroles d'un président de syndicat qui accuse l'entreprise de dépenser son argent dans l'image alors que plusieurs milliers d'emplois ont été coupés il n'y a pas si longtemps... Pas fou. En tout cas, comble du comble, c'est le président du Syndicat des Communications qui le dit.
Comme quoi les mots sont importants. Très importants. Le timing aussi. Quand tu te lances comme ça, assures-toi que tes gens à l'interne sont convaincus du concept. Quand on travaille quelque part, on est tous des ambassadeurs de notre entreprise. Si, comme employé, t'es pas convaincu du bien-fondé des actions de l'organisation, comment tu veux que les consommateurs (d'info que nous sommes) soient eux-mêmes convaincus?
J'avoue que c'est un changement, un grand changement pour une institution bien établie et reconnue partout au pays comme Radio-Canada depuis plusieurs décennies. Le changement ne se fera pas du jour au lendemain à coût d'affiches et de stratégies de médias sociaux, ça prendra bien plusieurs années.
Enfin, ce n'est que mon avis mais pour le Québec j'aurais apporté une petite nuance : j'aurais dit "Icitte"!!!
La vidéo promotionnelle de Radio-Canada expliquant le virage :
Mise à jour du 7 juin 2013 : Radio-Canada a revu son positionnement. Comme quoi, la grogne fonctionne...
lundi 3 juin 2013
Leçon de gestion des médias sociaux par Taco Bell
Il y a le côté évident du "je n'irai plus chez Taco parce que c'est dégueulasse ce que les employés font", puis deuxièmement on se dit que si un employé fait ça, c'est que les conditions de travail doivent pas être drôles (étonnant pour une chaise de fast-food?).
Évidemment, les commentaires ont déferlé sur la page facebook de ladite compagnie, qui s'est empressé de faire une réponse que je trouve tout à fait adéquate dans cette situation :
We have strict food handling procedures and zero tolerance for any violations. We believe this is a prank and the food was not served to customers. We are conducting an investigation and will be taking swift action against those involved.
L'objectif est de rassurer et le message est clair : les coupables seront punis et cela ne se reproduira plus. Je n'irai pas pour autant manger chez eux mais j'applaudis leur gestion des médias sociaux.
En même temps, taco léché par un employé ou pas, on s'entend que c'est pas de la bouffe santé, à la base.
Via Mashable
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